Les finalistes des CJE Awards sont…
Les CJE Awards, que nous vous présentions sur Locita, sont des prix qui récompensent les meilleurs projets entrepreneuriaux du moment. [...]
A l’heure où le « monde réel » fait l’objet de toutes les transpositions dans la virtualité d’Internet, force est de constater qu’en matière d’actions humanitaires on restait sur notre faim. Non pas qu’elles soient absentes du grand réseau, non, elles semblent plutôt ne pas complètement tirer parti de ses formidables possibilités.
Alors qu’en matière de commerce ou de relations humaines on assiste à de véritables mutations des modèles économiques ou des échanges interpersonnels, le monde associatif ne fait que transposer sur la toile ses actions, son organisation et ses modèles économiques. Les tracts ont fait place aux pages Web, mais n’y a-t-il pas mieux à faire ?
Ne peut-on mettre à profit les mécanismes complexes de l’eCommerce, de l’ePub, des réseaux sociaux, du peer-to-peer ?
Les réponses à ces questions , de jeunes organisations comme Kiva (dont nous parlerons dans la deuxième partie de ce dossier) ou Olozim commencent à les laisser entrevoir.
En effet, comme souvent dans les périodes secouées par de fortes vagues technologiques, ce sont des nouveaux venus dans un domaine, forts de leur absence d’a priori, qui réussissent à le faire « muter ».
Franck Julien, fondateur d’Olozim, est de ceux-là. Bien sûr, il a toujours été sensible à l’action humanitaire, comme tout « honnête homme », mais en amateur, pas en professionnel.
Franck Julien : Olozim consiste à proposer aux internautes d’accepter de recevoir par mail de la publicité mais sur les sujets de leur choix et à condition qu’une partie du budget de cette publicité soit versée à des associations désignées par les internautes destinataires.
Pour les annonceurs, nous avons deux familles de produits. La publicité solidaire et le marketing solidaire. La publicité solidaire est utilisée pour les démarches de conquête de nouveaux clients et le marketing solidaire s’inscrit dans une démarche de fidélisation. Dans le premier cas, les envois se font sur la base de données d’Olozim, dans le second sur celle du client.
Pour la publicité solidaire, le don est réalisé à l’ouverture du message et dans l’en-tête de l’email figure le nombre de crédits que l’internaute a gagné ainsi que le logo de l’association bénéficiaire, pour le marketing solidaire, 10% du chiffre d’affaires est reversé à la ou aux associations choisies par le client.
F.J. : Décider qu’une partie du revenu de la publicité allait être reversée à des associations comme Aides ou France Alzheimer ne m’est pas apparu un matin, mais presque !
En fait, tout est parti de la lecture du livre de Frédéric Beigbeder « 99 francs ». Ce livre se conclu de la manière suivante : « Le budget mondial annuel de la publicité est de 500 milliards d’euros. 10% de cette somme suffirait à réduire la faim dans le monde de moitié. » Cette phrase est longtemps restée dans mon esprit. Je me disais qu’il y avait forcément quelque chose à faire. Je me suis dit qu’il fallait, tel le praticien d’Aïkido, être capable de détourner la force de l’adversaire à son profit. Dans le cas présent, il fallait être capable de «détourner » une petite partie des colossaux budgets de publicité pour des causes relevant de l’humanitaire ou de la protection de l’environnement.
C’est ainsi qu’est né le projet Olozim.
F.J. : Olozim utilise cette nouvelle « connectivité » que permettent la toile et l’Internet mobile. Ce lien que nous tissons avec notre communauté est différent du lien classique qui s’est essoufflé. Il permet de mobiliser différemment pour les causes de nos associations. Si ce n’est pas le moyen le plus efficace, il est tout de même un complément bien utile.
F.J. : Bien au contraire, il permet à chacun de faire un choix, de se responsabiliser un peu plus. Il humanise un peu la publicité ! Opter pour une publicité qui a du sens c’est comme faire le tri de ses poubelles et je pense que c’est tout autant valorisable que d’acheter le CD des chanteurs unis pour la bonne cause.
Sensibiliser les personnes à des causes humanitaires, environnementales, animales, … peut se faire par la télévision, par des journaux, par des réunions de quartier, et par des tas d’autres moyens. Je ne vois pas pourquoi Internet serait moins « humain » qu’un autre média.
L’humain est au centre de l’aventure d’Olozim.
F.J. : Olozim est basé sur le concept du « FREEMIUM SOLIDAIRE ». Sur le WEB, le Freemium consiste à offrir un service à un utilisateur pour l’inciter à utiliser plus tard un service payant. Olozim c’est pareil ! Nous permettons à des internautes de faire des micro-dons gratuits en recevant des messages sponsorisés, mais nous essayons aussi de les tenir au courant des actions des différentes associations partenaires. Par exemple, nous avons récemment transmis à notre communauté l’appel au bénévolat de France Alzheimer.
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En favorisant l’information des associations, nous espérons que les utilisateurs seront plus sensibilisés aux démarches des associations et pourquoi pas, seront incités un jour à avoir une démarche de bénévolat et/ou faire des dons payants.
F.J. : Ils sont emballés !
Nos services leur permettent de faire des campagnes de prospection ou de fidélisation de manière professionnelle. Les résultats escomptés sont au rendez-vous. Puis l’aspect solidaire est un vrai atout pour eux.
C’est un peu la même situation que lorsque vous êtes dans un supermarché et que vous avez le choix entre deux produits. Si c’est le même prix et si la qualité est au rendez-vous, pourquoi hésiter à prendre un produit bio ou provenant du commerce équitable ?
Comme nous reversons une partie du chiffre d’affaire à notre panel d’associations, les entreprises améliorent leur image et décident même de la manière de le mettre en avant.
Choisir Olozim les rend plus éthiques et leurs clients apprécient. Nous intervenons ainsi dans une démarche très actuelle pour les dirigeants. Et pour un prix très bas par rapport au marché ! Il n’y a pas de surcoût.
Maintenant il faut prendre le temps de se faire connaitre.
F.J. : Nous entendons prouver qu’il est possible de développer une activité économique rentable et pérenne, tout en partageant les richesses avec ceux qui en ont besoin. Certain oppose le modèle capitaliste à celui du monde désintéressé du caritatif. C’est une approche assez latine et les anglo-saxons sont beaucoup plus pragmatiques que nous sur la question.
J’ai peut-être la naïveté de croire qu’un actionnaire n’est pas forcément un monstre d’égoïsme recherchant le profit à tout prix et n’est pas non plus forcément un adepte du « social business » développé par Muhammad Yunus inventeur du micro-crédit.
Il y a, à mon avis, un territoire à explorer entre les deux.
Nous sommes pragmatiques dans l’équipe. Ce n’est pas une compromission que de continuer à vivre dans un monde capitaliste en y humanisant ses pratiques. Nous allons aboutir à un équilibre raisonnable entre l’actionnaire et le philanthrope.
F.J. : Nous avons débuté la commercialisation de notre service de fidélisation marketing au cours de l’année et notre souhait est d’en faire notre service phare. Aujourd’hui, notre activité repose entièrement sur notre service de prospection. Il faudra donc un peu de temps pour atteindre l’équilibre entre les deux services et de fait, l’équilibre financier.
Nous avons besoin d’accroitre notre visibilité auprès des agences de communication et des sociétés qui créent les sites internet afin d’être inclus dès le départ dans la conception des projets.
Même si après un peu plus d’un an nous comptons plus de 80000 abonnés, nous devons consolider notre éco-système.
F.J. : Il faut rester fidèle à ses convictions.
Il doit y avoir une démarche solidaire de l’entreprise et contagion de cette démarche entre l’entreprise et le consommateur. C’est seulement à cette condition qu’il deviendra un « consomacteur ».
Nous pouvons tous être des contributeurs.
De formation Ingénieur en Électronique et diplômé du Conservatoire National des Arts et Métiers, Franck Julien a commencé sa carrière dans les laboratoires de Recherches & Développement de Texas Instruments. Il rejoint ensuite Monaco Telecom pour y passer 18 années où il occupera différents postes qui lui permettront de se familiariser avec la téléphonie fixe et mobile, l’internet et la diffusion audiovisuelle.
En janvier 2006, il rejoint MCTEL où il occupe le poste de Directeur Général.
Par ailleurs, il est membre actif de l’association humanitaire CAAP AFRIKA qui favorise la formation de chirurgien en Afrique sub-saharienne.
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Si vous êtes une entreprise et qu’Olozim vous intéresse, allez sur le site dédié aux entreprises.
Si vous êtes un particulier et que vous voulez contribuer au succès de ce projet original, allez sur le site grand public.
Et comme le dit très bien le site : « Soyez généreux, c’est gratuit »
De formation informatique, Jean est un passionné de te...

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