Le freshnews du jour : Microsoft SOCL, Facebook, Apple Expo
Au programme pour le freshnews du jour : Lancement de Microsoft SOCL: le réseau qui vise principalement les étudiants et [...]
“Made my day!”. Je me rappelle cette phrase d’un client suite à la visite de la société Search.me (basée à Mountain View) en Novembre 2008. Créée en 2005, tous les éléments étaient à priori en place pour la réussite d’un moteur de recherche de la nouvelle génération :
grandeur de la vision du projet : “improve the experience of finding information online”. Il est clair que le modèle publicitaire de Google laisse la porte ouverte à d’autres acteurs prêts à en découdre pour avoir accès au gâteau du marché du search, avec plus de pertinence dans la technologie, et un business modèle qui tient la route (ça, c’est une autre histoire),
Les 23 patents déposées n’ont pas suffit à rendre l’utilisation de cette plateforme suffisamment pertinente aux yeux des utilisateurs, qui ont progressivement quitté le site, au point de laisser la compagnie sans espoir de poursuite : le nombre de résultats était inconnu (les utilisateurs ignoraient si le résultat de la requête était de 10 ou 1.000), et l’affichage visuel rendait la consultation des résultats aléatoire par manque de qualité. Plus d’utilisateur ou presque (pic a 1,6 millions puis chute à un demi million), plus de cash, plus de relance de la part des investisseurs, plus de serveurs. Fin de l’histoire en 2009.
Voici un extrait d’une conférence avec l’intervention d’un des fondateurs, Randy Adams, en présentation à Stanford en Novembre 2004 : “Failure is very good”. Comme quoi… L’ensemble des vidéos est intéressant à regarder.
Être entrepreneur, ce n’est pas un métier.
Cela peut être considéré comme une vocation, mais cela ne constitue en aucun cas une garantie en ce qui concerne la question d’une carrière remplie de succès. Il est fortement conseillé de bien se connaitre, d’être conscient de la tache à laquelle on s’attaque, et d’être armé pour le combat (mentalement, avec ce subtil mélange de vision et d’exécution, et financièrement).
J’ai eu l’occasion de me rendre récemment chez Blekko, une autre société qui s’est lancée dans le search en 2007, et selon une méthode tout à fait différente de celle de Searchme.
Cette société est la 3e d’un groupe d’amis de longue date (d’anciens ingénieurs ayant travaillé chez Sun, si vous voyez ce que je veux dire) qui ont déjà revendu une entreprise à Netscape en son temps (renommée Open Directory Project en 1998), et egalement Topix (revendue à un consortium de presse).
Blekko est un moteur de recherche sur Internet dont le but est de fournir des résultats de recherche meilleurs que ceux proposés par Google, en offrant des résultats provenant d’environ 3 milliards de sites en index (pour rappel, Google en a plus d’un trillion) et en excluant des informations proposées par des sites tels que les fermes de contenu. Le site, lancé au public le 1er Novembre 2010, utilise les slashtags (sorte de micro-syntaxe auto-créée par les utilisateurs, comme dans Twitter) pour fournir ses résultats à des fins de partage.
La société a fonctionné pendant les 2 premières années de son existence sur un financement de $2 millions en Serie A afin de se consacrer essentiellement à la construction de la base de données. Puis il a été question de commencer à s’équiper de serveurs afin de tenir la charge et c’est à partir de ce moment qu’a commencé la succession de levées de fonds pour arriver aujourd’hui à presque $25 millions (8 au total). Comme on peut le voir, le chemin n’est pas facile dans ce segment, et la répartition capitalistique de cette société est peut être devenue compliquée, notamment en ce qui concerne les orientations stratégiques, et les décisions qui s’imposent.
Pour autant, la voie choisie a été d’aller dans le “supercomputing” mélangé au social. L’idée des fondateurs était basée sur “la déclaration des droits de recherche sur le Web” suivante :
Depuis la date de son lancement, 8.000 éditeurs ont développé 3.000 slashtags correspondant aux recherches les plus fréquentes du site. La société espère de la part de ses éditeurs le développement de listes validées afin de correspondre le mieux aux objectifs des 100.000 requêtes les plus fréquentes sur le site. D’autres fonctionnalités sont offertes, comme par exemple des outils intégrés permettant aux utilisateurs de Blekko de voir l’adresse IP d’un site Web et de l’étiqueter éventuellement comme spam.
Blekko prévoit de faire du revenu en vendant de la publicité basée sur les slashtags et les résultats des requêtes.
Greg Lindahl, CTO, spécialiste du supercomputing qui a rejoint l’équipe fondatrice, nous a fait part de sa vision du search aujourd’hui
“Now, search is…
La route est longue vers l’équilibre (et plus si affinités), mais elle a plus de chance à aboutir lorsqu’elle emprunte les voies de l’ingénierie (la fameuse IP si importante dans la Silicon Valley), pour permettre d’emprunter le plus vite possible l’autoroute des millions d’utilisateurs. Mais rien ne permet de savoir à l’avance quels efforts seront nécessaires pour faire aboutir une alternative de moteur de recherche jugée pertinente : $25 millions ? $45 millions ? Certainement bien plus.
Pour la petite histoire, la célèbre star Ashton Kutcher a été investisseur lors des deux derniers tours (parmi une dizaine d’investissements depuis 2010, dont Flipboard et Path). Un signe de l’amélioration de la création de valeur ?
A French Technologist in Silicon Valley... Passionate ...

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