SmartFr, le portail qui facilite la vie des artistes et créateurs
On oublie souvent que le secteur de la culture est un secteur économique à part entière et que les artistes [...]
La Caisse d’Épargne profite du 39e Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême pour étoffer son soutien au 9e art en lançant EspritBD, une plateforme ”online” de diffusion de BD numériques. Celle-ci est l’aboutissement (mais pas que) de plus de 28 ans de partenariat dans l’univers de la BD et notamment auprès de la jeune création.
Cette plateforme avait été annoncée dès septembre 2011 et avait été précédée par un blog : 4 mois de “teasing” quand même ! Cette plateforme fait partie de tout un dispositif mis en place depuis plusieurs années.
Le positionnement de cette nouvelle plateforme reste cohérent avec l’action de la Caisse d’Épargne. Ce site reste bien dans la lignée du mécénat de la Caisse d’Épargne : il s’agit finalement pour ce site d’être une caisse de résonance des différentes actions soutenues par l’entreprise. Ainsi, on retrouve sur la page d’accueil au moment de se connecter, un lien vers les 3 grands concours nationaux : Jeunes Talents, Révélation Blog et BD Scolaire.
On voit bien sur l’image ci-dessous, la place d’Esprit BD dans l’écosystème mécénat 9e art de la Caisse d’Épargne. A tel point que chaque œuvre présente dans le catalogue est catégorisée d’un petit logo indiquant de quel concours elle est issue.
La volonté de celle-ci est bien réaffirmée : « une plateforme digitale de diffusion de BD numérique qui vise à la promotion des jeunes créateurs tout en s’adressant aux amateurs de BD, un espace de découverte [gratuit] et de partage pour tous ».
Il ne s’agit pas ici de concurrencer les blogs et forums déjà existants (bédéo, BDetente, BD Gest, coin BD …). La tentation étant forte d’être un énième lieu de débat entre BDphiles, d’autant plus que les acteurs en présence ne sont pas nécessairement « BD numéricophile ».
Le site EspritBD n’a pas vocation non plus à devenir un éditeur ni un site marchand. C’est pourquoi il ne demande pas l’exclusivité, chaque créateur pourra diffuser également ses œuvres sur son propre blog s’il le souhaite. Et EspritBD ne manque pas non plus d’être conseil sur le volet des droits d’auteur.
Il existe deux modes de lecture : soit la lecture automatique, soit la possibilité de feuilleter avec les flèches du clavier. Et le mode plein écran permet une lecture originale. C’est en effet le cas de la BD “Une soirée de chien” de Thomas Mathieu qui fait voyager le lecteur non pas de page en page mais fait naviguer l’internaute dans les différentes parties d’une grande page. Il est intéressant de constater que depuis que les premiers “ebooks” ont fait leur apparition il y a une dizaine d’années, de nombreux acteurs (du fabricant, tel Cybook à l’association, telle l’Apelse) se sont demandés dans quel format proposer des œuvres mêlant le littéraire et le visuel (voire le son). En voilà un, et adapté au 9e art.
Il sera intéressant de suivre cette nouvelle plateforme afin de voir si le modèle de conception proposé aux auteurs pourra garantir le maintien et le développement de l’originalité des œuvres du catalogue.
N’hésitez pas à nous faire part d’autres tentatives de format de lecture de BD et à nous dire si cette plateforme vous inciterait à faire la pause BD numérique au boulot.

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