Des plantes carnivores au service de la science

Philippe Marmottant, de l’Université de Grenoble-I, a publié récemment une étude sur les plantes carnivores qui démontre certaines caractéristiques d’une plante de la famille des utriculaires pour attraper ses proies et se nourrir.

Au passage, j’ai trouvé cet article dans la presse quotidienne (Le Figaro), comme quoi c’est toujours utile de s’acheter des journaux en mode 1.0. Ça pullule d’articles sur le web, et on ne peut pas dire que l’on trouve encore de très bons outils de veille efficaces et pertinents… Non Mesdames et Messieurs, le papier n’est pas encore mort ! La preuve, il nous reste encore quelques forêts…

Pour revenir à mon sujet, voici une vidéo expliquant le processus :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Zb_SLZFsMyQ[/youtube]

Bon, la question est : qu’est-ce que ça vient faire ici ? L’article de fond, il est où ?!

Clairement, je ne vais pas rentrer dans une démonstration de comparaison du modèle naturel transposé à l’échelle du web social et des nouvelles plateformes. Quoique j’en connais qui seraient capables de nous pondre un théorême là-dessus, genre un spécialiste de la e-Réputation.

Ce que j’ai trouvé particulièrement intéressant, c’est cette phrase du chercheur : «Ce système de valve flexible pourrait permettre de miniaturiser des écoulements et, par exemple, de fabriquer des micropipettes», avance Philippe Marmottant.

Quoi, tout ça pour une histoire de pipette ? Et bien oui. Aller chercher dans la nature de modèles innovants au service de nouveaux procédés industriels et en déduire de nouveaux produits, je trouve cela formidable. Cela nous rappelle à quel point la recherche de base telle que la recherche fondamentale est essentielle et ne doit pas être négligée. Cela nous rappelle que la nature est là pour nous remettre en mémoire des schémas de base et que l’on ferait mieux de mieux l’observer, à défaut de savoir la protéger. Cela nous rappelle enfin que la France est riche (encore pour combien de temps) en chercheurs, et je rêve de pouvoir parcourir les Campus de Grenoble ou ailleurs pour faire le tour de projets innovants qui se désespèrent à force de ne pas trouver de financement, faute de financement ou de débouche, faute d’inspiration.

Je connais des investisseurs qui vont rechercher des informations assez loin des sentiers battus, les points d’amélioration d’une technologie, de produits manufacturiers deviennent de plus en plus compliqués et longs à trouver et à exécuter.

L’inspiration, élément de base de la création et de la réussite, foi de pipette. Merci Monsieur Marmottant.

PS : Si vous voyez un rapport entre Twitter et les plantes carnivores, c’est signe que je vous aurai inspiré. Alors, merci de me citer.

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