[Épisode 2] Startup Weekend de Toulouse : au cœur d’une équipe

Pour ce second épisode au cœur du Start-up Weekend de Toulouse, nous allons nous intéresser plus précisément à l’une des équipes qui a concouru pendant ces trois jours.

Composée de Céline Mai Ngn, Sabrina Cité, Alexandra Babin, Mathieu Felmann, Aurélien Lasjunies et François Combes (porteur du projet), Shoozit, puisque c’est bien le nom de cette équipe, avait pour projet au départ de révolutionner l’industrie des talons hauts en les rendant “customisables”.

Équilibrée aux niveaux des compétences, elle s’est mise à pied d’œuvre dès le vendredi soir pour définir plus concrètement le projet, sa faisabilité et l’orientation qui devrait être prise jusqu’au jour de la présentation finale, le dimanche.

L’importance de la répartition des compétence et le bon “management” du leader de l’équipe sont encore une fois fondamentaux. Une petite photo de l’équipe ci-contre.

Une fois le projet avancé, l’équipe a commencé a rencontré les coachs qui étaient à leur disposition tout au long du week-end. Ils ont permis “d’orienter” plus sereinement le projet, dans leur domaine d’expertise et dans les meilleures directions possibles. Que cela soit au niveau du business plan, du marketing et de la communication, de la partie juridique, et des autres aspects, les 52 heures n’étaient pas de trop pour pouvoir aboutir à une présentation efficace et à un projet viable et présentable.

Pourtant, samedi en fin de soirée, un évènement important est arrivée à l’équipe de Shoozit, événement qui a remis tout le projet en cause. En effet, la problématique majeure de l’équipe se situait autour de la solution technique, à savoir qu’au niveau du talon et de la possibilité de le transformer en élément interchangeable, il n’y avait pas vraiment de brevet ou de solution toute prête.

Malgré leurs nombreuses investigations, et leurs tentatives de trouver un système cohérent et réalisable, la présentation en soirée de leur avancement à l’un des coachs a mis à mal leur projet : Shoozit s’est aperçu que leur réponse à la solution technique était difficilement viable, commercialement parlant, et assez complexe.

Au lieu de baisser les bras, ou présenter un projet “fantaisiste”, l’équipe a remis tout à zéro et à plancher sur un nouveau concept, plus ou moins lié au précédent : le concept des tongs. Avec peu de temps pour le préparer, et surtout tout un travail de début à jeter presque entièrement aux oubliettes, chacun des membres a trouvé les ressources nécessaires pour présenter un nouveau projet. Ce qui a été le cas dimanche après-midi.

En plus du concept, un soin particulier a été apporté à la présentation, pour qu’elle soit la plus “punchy” et la plus efficace possible. La prestation de l’équipe a d’ailleurs été saluée par le parrain du Startup Weekend, Marc Rougier, CEO de Scoop.it. Mais, malgré cela, l’équipe n’a pas décroché la victoire, ni n’a fini dans le quatuor de tête. En ce concerne le gagnant du Swto, rendez-vous pour l’épisode 3 de cette chronique.

Pour mieux vivre de l’intérieur ce qu’à vécu cette équipe lors de l’édition 2012, retrouvons l’un de ses membres, Mathieu Felmann, à l’occasion d’une interview :

Locita : Bonjour, vous avez participer au SWTO Toulouse. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi?

M. F. : Le SWTO, c’est se dire que pendant 3 jours, plus de 100 personnes vont trouver la même motivation, au tour d’un seul et même but : la création d’une start-up. Déjà, je trouve l’état d’esprit dément ! Je trouve extraordinaire que des profils aussi différents puissent trouver un même point d’intérêt.  Je suis fasciné de voir les personnes dépasser leurs limites pour atteindre un objectif. Le dépassement de soit est une vrai culture et j’ai apprécié le vivre ce week-end. Mon but était de faire des rencontres et échanger sur le sujet de l’entrepreneuriat.

Locita : Vous n’avez pas présenté de projet mais choisi de rejoindre une équipe ? Comment s’est porté votre choix ? Pourquoi ce projet et pas un autre ?

M. F. : Je n’ai pas choisi une équipe mais une personne. François de son prénom ! Et il a réussi à fédérer une équipe par son naturel et la qualité de sa prestation. J’aime les aventures, le partage et l’état d’esprit d’équipe, comme dans le sport. Ce week-end était une vrai compétition et j’ai surtout suivi le projet car l’homme m’a interpellé. A mon sens, l’homme a fait la différence par sa simplicité et sincérité.

Locita : Durant 52 heures, vous avez du mener à terme ce projet. Pouvez-vous nous raconter un peu les coulisses de votre weekend ?

M. F. : A 2 heures près, j’aurai comparé ce week-end à une émission télé, car on a souvent abordé le chrono et le timing pour l’organisation. Nous avions une bonne équipe, homogène et étions tous spécialisés dans les mêmes domaines : commercial, marketing, communication et finance. Nous avons trouvé un bon état d’esprit et une belle cohésion de groupe. Il a fallu se dépasser pour présenter au jury quelque chose d’abouti. D’ailleurs, nous avons changé de projet la veille, car notre produit présentait trop de contraintes techniques que nous ne pouvions pas régler. Nous avons voulu jouer le jeu au maximum en présentant un concept techniquement réalisable. Le partage de connaissances et d’idées ont été très enrichissants ce week-end et ça force le respect car chacun à du bon.

Locita : De nombreux coachs vous ont accompagné durant ce weekend ? Qu’est ce qu’ils vous ont apporté ? Quel regard portez-vous sur leurs interventions ?

M. F. : Ils nous ont apporté un nouveau souffle quand nous arrivions à bout et une vision claire de la situation. Leurs connaissances et leur expertise métier a boosté et professionnalisé notre démarche dans la création de la start-up.

Locita : D’une manière générale, quels regards portez-vous sur l’organisation générale du SWTO et quels regards a posteriori portez-vous sur votre week end ?

M. F. : Une organisation millimétrée et réussie. Tout était organisé parfaitement pour que le week-end soit le plus « confortable » pour les candidats. L’ambiance et l’état d’esprit ont donné une bonne dynamique au week-end. Les locaux étaient adaptés à l’évènement, les avions de chasses volés à notre secours si besoin, merci l’ESCadrille, les orgas étaient à nos petits soins, tous les ingrédients étaient là pour que la recette fonctionne !
Si je pouvais faire un constat, il y a deux profils de porteur de projet, ceux qui viennent les mains vides avec une idée pondue 5 minutes avant dans le métro et un second profil, ceux qui viennent avec un projet déjà maturé, travaillé et développé. Ils ont donc des éléments non négligeables en leur possession qui leur donne un gain de temps considérable. Ainsi, ils ne leurs restent plus qu’a finaliser leur projet avec de nouvelles têtes pensantes. D’ailleurs, il manque peut-être une étape au début du week-end qui consisterait à valider l’idée et la faisabilité de chaque projet, ce qui éviterait à certaines équipes de changer 1 à plusieurs fois de concept lors du week-end.

Locita : Le mot de la fin est pour vous.

M. F. : Nous avons tous des idées révolutionnaires, mais il faut se demander pourquoi ça n’a pas déjà été inventé avant, est ce du à une incapacité technique ? Un manque de connaissances ? De technologie ? En tout cas, une chose est sûre et c’est le constat que je peux faire de ce week-end, lorsqu’on a l’envie et le désir de monter une société il faut FONCER ! La force d’un entrepreneur est de savoir rebondir face aux imprévus. Notre premier produit présentait trop de contraintes techniques, nous avons donc réorienté notre concept en gardant la même problématique pour présenter une autre solution le jour J.  Si je peux me permettre un conseil, venez participer au weekend, vous ne le regretterez pas. Outre la belle expérience, venez avec une idée, un concept et ça vous donnera l’envie de vous lancer !

Crédits photos : SWTO et Fabrice Meuwissen

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