Êtes-vous sur Geeklist ?

Il y a un moins d’un mois, Geeklist sortait de sa version bêta privée (lancée en septembre 2011) et devenait ainsi accessible au grand public : plus besoin d’invitation pour s’inscrire ! Néanmoins, ce réseau d’un genre nouveau reste parfois obscur au premier abord : voyons donc en quoi il consiste exactement.

Qu’est-ce que Geeklist ?

Cette plateforme se range dans la catégorie “réseau social” et se définit de la façon suivante :

“Les Geeks du monde entier peuvent s’inscrire, inviter leurs amis, construire des communautés, créer des « Achievement Cards » et construire leur GeekCred™ au sein de Geeklist, bâtissant ainsi leur crédibilité professionnelle et technique.”

En résumé : un réseau social à destination des geeks, et des développeurs plus précisément. Geeklist surfe sur ce mouvement qui considère que le format CV, sur lequel restent axés les éléphants de type LinkedIn, Viadéo ou Xing, est périmé. C’est une idée très intéressante, exploitée par pas mal d’autres jeunes projets : on pense par exemple à Uponjob ou Muxi.

Le CV nouvelle génération, une idée sous-jacente

Le constat est en effet le suivant : un CV donne une vue froide et théorique sur l’expérience et les aptitudes, en passant à côté de la réalité des projets réalisés. Le but de Geeklist est donc de se faire le porte-voix des réalisations des développeurs. Les “achievement cards” mentionnées plus haut sont ainsi la concrétisation de ce qui a été fait. L’utilisateur médiatise son action : c’est plus vivant et plus significatif qu’un texte descriptif dans un CV. En d’autres termes : on accompagne le codeur, en l’aidant à montrer à ses pairs ce qu’il accomplit au quotidien.

Au niveau social, Geeklist permet de partager des liens et de réagir aux “achievements” des autres, via une fonction “Hi Five” qui serait l’équivalent d’un “tope là mec, trop cool ce que tu as fait !” (ça sonne un peu moins niais en anglais, mais c’est juste pour vous faire saisir l’idée).

Le dispositif viral

Comme c’est fait intelligemment, Geeklist s’appuie sur un dispositif hautement viral : Twitter, Facebook et Github sont ainsi bien intégrés. Un “commit” publié sur Github pourra ainsi se retrouver sur Geeklist, aussi bien que sur les flux Twitter ou Facebook. Cette continuité d’un réseau à l’autre rend le projet plutôt crédible : avec peu d’effort, l’utilisateur diffuse l’info de manière efficace, et ça anime l’ensemble de la plateforme.

Quel modèle économique ?

Le modèle économique d’un réseau social aussi particulier ne peut qu’être mouvant : c’est lorsque l’alchimie fonctionnera à merveille qu’il sera possible de penser à la pérennité du projet. Pensez à Facebook, après une IPO, mais s’ils génèrent du chiffre, on ne sait pas encore trop où ils iront, à terme.

Il n’empêche : Geeklist a tout de même une stratégie pour rentrer de l’argent. Le modèle actuel s’appuie sur des comptes payants pour les entreprises. Celles-ci peuvent disposer d’outils pour parcourir la base de données et entrer en contact avec les membres. Outre le côté image de marque, c’est bien sûr la recherche de talents qui motive les grands comptes à prendre un profil payant. Vu les difficultés qu’il y a pour trouver de bons développeurs, la valeur ajoutée d’un réseau de codeurs est potentiellement énorme. Mêmes si elles demeurent en phase d’apprentissage de l’outil, des entreprises comme Amazon ou Redbull sont déjà de la partie.

Déjà des succès, mais aussi des challenges

Comme tout projet de réseau social, le nerf de la guerre est la communauté. Geeklist compte déjà 40,000 membres de très bonne qualité. Vous y retrouverez ainsi beaucoup d’entrepreneurs français, mais aussi des stars de l’internet et du code.

Du genre Andy Grignon : “j’ai reçu le premier coup de fil sur iPhone” (+ une histoire baroque de nom d’oiseau donné par Stevejobs, combiné à une carte de visite…)

Ou même Yukihiro Matsumoto, avec un “achievement” somme toute simple, mais très efficace : “j’ai créé Ruby”

Ces bons petits coups de buzz (et il y en a d’autres…), aident à l’expansion du réseau. Mais au-delà du nombre et de la qualité des membres, ce qui fera le succès de Geeklist sera bien sûr l’engagement des utilisateurs sur le moyen-long terme. On en reparle dans un an ? En attendant, les curieux peuvent s’inscrire !

À noter

Basé à San Francisco (La Mecque du geek) Geeklist a dépêché une charmante ambassadrice en France : Audrey Stewart. On le sait, la féminisation de la commaunauté geek n’est pas un mal (no offense), saluons donc le geste: “a smart move” !

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