Jamendo change de look et concurrence la SACEM

Au début du mois de mars, le site de musique libre, Jamendo a opéré des changements visuels et ajouté de nouvelles fonctions à son interface. A l’occasion d’un communiqué de presse du 28 mars la société annonce en titre “les artistes délaissent de plus en plus la SACEM”. Fort de son catalogue qui attendraient plus de 300000 morceaux disponibles, Jamendo veut clairement se faire une place sur le marché de la diffusion de musique et de la gestion des droits.

Jamendo pour les professionnels

Les lieux publics sont obligés de payer des droits à la SACEM si ils veulent pouvoir diffuser de la musique produite par des artistes qui sont inscrits dans son catalogue. Celui ci est quand même conséquent puisqu’il comprend la majorité des artistes signés en maison de disque.

Jamendo propose aux professionnels souhaitant diffuser de la musique, des solutions à partir d’une cinquantaine d’euros par an pour 100m2.  Pour ce prix, vous avez une licence reconnue et le droit de diffuser tout les titres du catalogue du site à volonté. De grandes enseignes telles que Quick ou Saint Maclou ont déjà opté pour cette solution.


Cela est tout simplement possible grâce au fait que les artistes du catalogue ne sont pas signées à la SACEM. Les titres peuvent aussi être commandés sur des supports physiques tels que des lecteurs MP3, clés USB ou encore la Jambox. Nul besoin de faire le DJ toute la journée puisque le site offre des ambiances musicales prédefinies (techno, soft, rock etc.). Il existe également des solutions pour des illustrations sonores de films, reportages ou sites internet.

Jamendo pour les artistes

Attention musique libre ne veut pas dire que les musiciens ne peuvent pas être rétribués! Jamendo redistribue aux artistes 50% des revenus générés par les utilisations commerciales des titres à condition qu’ils ne soient pas inscrits à une autre société de gestion des droits. De plus les personnes souhaitant faire des dons aux artistes peuvent le faire via leur page d’accueil.

Des commentaires peuvent être laissés sur la page de l’artiste et les boutons de partage sur Twitter et Facebook sont présents. De plus un player peut être exporté vers un blog ou site. Et là encore, pas de soucis de droits pour le diffuseur puisque la musique est libre.

La concurrence avec les autres sociétés de gestion des droits

La SACEM a encore de beaux jours devant elle puisque la majorité des grands artistes sont signés dans leur catalogue et ce sont eux qui génèrent le plus de revenus. Jamendo propose une alternative aux musiciens amateurs ou en voie de professionnalisation et aux diffuseurs publics de musique qui recherchent une ambiance à moindre coût. Le site a le mérite d’encourager ses utilisateurs à découvrir de nouveaux talents et à contribuer que ce soit au travers de commentaires, partages voir de dons.

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