L’ADN ne contient pas que des gènes…

L’ADN contient des parties non-codantes qui constituent l’essentiel du génome. Jusqu’ici, ces parties étaient considérées par les scientifiques comme inutiles. Cependant, selon une étude du programme Encode composé près de 400 scientifiques, ces parties auraient un rôle précieux : contrôler les gènes.

La compréhension du code génétique

C’est entre 1960 et 1990 que les biologistes ont décrypté le code génétique et ainsi découvert la manière dont les gènes sont “lus” pour fabriquer des protéines. A ce moment sont apparus des fractions de chromosomes ne codant pour aucune protéines et semblaient donc ne servir à rien. Ces portions non-codantes s’intercalant entre les gènes ont été baptisés introns.

L’ADN non-codant, essentiel à la vie

L’ADN biologiquement actif représente 80,4% chez l’Homme. Un résumé des travaux réalisé par Encode publié dans “Nature et Science” précise que la majorité de l’ADN non-codant “serait en fait une vaste table de contrôle avec des millions d’interrupteurs régulant l’activité de nos gènes. Sans ces interrupteurs les gènes ne fonctionneraient pas et des mutations dans ces régions pourraient induire des maladies”.

3,3 milliards de paires de base composent l’ADN humain mais seulement 2 à 3% de cet ADN est utilisé pour la synthèse des protéines de l’organisme donc considéré comme codant. Le reste du génome avait été considéré comme ADN poubelle car jugé inutile.

En décryptant les séquences non codantes, l’équipe de chercheurs a identifié 4 millions d'”interrupteurs” génétiques qui auraient pour rôle de déterminer si un gène est allumé ou éteint et donc actif ou inactif. Tout ce qui permet, en fait, de rendre la race humaine aussi diversifiée…

Alexandre Reymond, professeur de génétique à l’Université de Lausanne qui participe au projet Encode, reconnait qu’on ne sait pas pour l’instant à quoi servent les 20% restant du génome. Quant aux “interrupteurs” (ou éléments régulateurs) beaucoup reste à faire car on ne sait pas encore comment ils interviennent.

Crédits photos : Fotolia

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