Les 10 films qu’il ne fallait pas manquer en 2011

Février est enfin arrivé, apportant avec lui les premiers flocons de neige à Paris ! Mais le deuxième mois de l’année n’est pas seulement celui du grand froid ou celui des amoureux, c’est aussi celui des premiers bilans. Nous voici donc arrivés au moment souvent délaissé par certains : celui de la confrontation face aux résolutions prises le 31 décembre au soir avec 3 grammes de vodka (ça marche avec le champagne et le whisky aussi).

Pour vous encourager et vous accompagner à travers cette tâche fastidieuse, Locita a fait un bilan de l’année 2011 en sélectionnant une liste de 10 films que vous n’auriez pas dû manquer en 2011.

Le discours d'un roi

1. Le discours d’un roi

Sorti officiellement le 2 février dans l’Hexagone, Le discours d’un roi a rapidement conquis le public français par la fragilité du personnage d’Albert Windsor (Georges VI), interprété par l’excellent Colin Firth. 4 Oscars (meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur dans un premier rôle et meilleur scénario) sur 12 nominations pour ce “biopic” réalisé par Tom Hooper. Le film démystifie la difficulté d’énonciation d’un monarque à un moment crucial de l’histoire. La qualité de la photographie et des dialogues ainsi que le travail important sur la construction des personnages font de ce film un immanquable de 2011.

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Black Swan

2. Black Swan

Après nous avoir servi le mystérieux Pi (1998) , le dramatique Requiem for a dream (2001), l’incompréhensible The fountain (2006) et l’émouvant The wrestler (2009), Darren Aronofsky réalise un de ses meilleurs films avec Nathalie Portman pour muse. Celle qui a incarné dès son plus jeune âge Mathilda dans Léon, se retrouve dans Black Swan en danseuse de ballet au sein du prestigieux New York City Ballet. Souffrant de trouble bipolaire,  l’héroïne désire plus que tout avoir le premier rôle du Lac des cygnes, mais il faudra avant cela qu’elle vive la tragédie que l’on retrouve dans la musique de Tchaïkovski. Portman, interprète sans doute le rôle de sa vie, du moins celui qui lui aura apporté l’Oscar de la meilleure actrice en 2011.

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Fighter

3. Fighter

Dire que Christian Bale fait partie des acteurs les plus doués de sa génération n’est en rien exagéré, bien au contraire. Pourtant dans Fighter, film inspiré de l’histoire du boxeur américain Micky Ward, Bale joue un second rôle. Perfectionniste dans l’âme, il n’y a plus l’ombre d’un doute sur l’appropriation des personnages qui lui sont confiés. C’est justement ce perfectionnisme parfois accompli au péril de sa santé (Bale a perdu plus de 25 kg pour le rôle de Trevor Reznik dans The Machinist et plus de 20 kg pour le rôle de Dickie Ecklund dans Fighter), qui lui a permis de crever l’écran en interprétant à merveille un rôle bouleversant et crucial dans le succès de Fighter, le film de David O. Russell. Mark Wahlberg est également beaucoup mis en avant dans ce projet qui a failli être abandonné suite à de nombreux rebondissements.

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Tree of life

4. The tree of life

Terence Malick, est un réalisateur méticuleux qui tombe parfois dans la catégorie des extrémistes de l’image pure. Dans Tree of life, il parvient, non sans mal, à conjuguer Big Bang, dinosaures et complexe d’Oedipe pour constituer une combinaison d’idées autour de l’évolution et la place de l’homme dans le monde. Proche dans l’idée de 2001 L’odyssée de l’espace, du défunt génie Stanley Kubrick, ce film est une oeuvre d’art qu’il faudra regarder plus d’une fois afin d’en cerner les subtilités. Il est réservé aux amoureux du cinéma, amateurs du dimanche s’abstenir donc. Anecdote intéressante : le montage du film prenant plus de temps que prévu, il n’a pas été présenté à Cannes en 2010, mais plutôt en 2011 ce qui n’a pas empêché Terence Malick d’obtenir sa Palme d’or.

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J'ai rencontré le diable

 5. J’ai rencontré le diable

La vengeance est un des thèmes récurrents dans le cinéma coréen. Park Chan Wook, sans doute le réalisateur le plus médiatisé d’entre eux, nous a émerveillé avec Old Boy, en remportant en 2004 le Grand Prix à Cannes. Ce film a permis aux français non seulement de découvrir l’immense talent de Choi Min Sik mais aussi l’incroyable justesse du cinéma sud-coréen. J’ai rencontré le diable raconte l’histoire d’un policier de haut rang qui recherche le “boucher” qui a violé sa femme (interprétée par Choi Min Sik) avant de la découper en morceaux. Le jeu de pistes mis en scène par l’excellent Kim-Jee-Woon nous tient en haleine jusqu’à la toute dernière seconde du film, grâce à l’utilisation ingénieuse de la violence physique mais surtout morale. Un “must-see” pour tous les fervents de thrillers et tous les passionnés du cinéma asiatique.

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6. Polisse

Avec son goût prononcé pour le style docu-fiction, Maïwenn nous propose encore une fois de regrouper le meilleur des deux mondes avec Polisse. Au sommet de son art, la réalisatrice à qui l’on doit Pardonnez-moi ou Le bal des actrices a décroché le Prix du Jury à Cannes, pour ce qui est sans doute le meilleur long métrage français de l’année. Ce film est une grande réussite, non pas car il repousse les limites entre la fiction et la réalité, mais plutôt car il nous fait vivre le quotidien de la Brigade de protection des mineurs à travers un regard sans gêne. Comme dans tous ses films, Maïwenn est également passée de l’autre côté de la caméra pour donner la réplique à un Joey Starr captivant et une Marina Foïs tourmentée. Le travail sur le personnage de Karin Viard est également remarquable, mettant une fois de plus les talents du cinéma français à l’abri du mauvais oeil.

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The artist

7. The Artist

Loin de l’humour décalé d’OSS 117, le duo Hazanavicius-Dujardin rend un bel hommage au cinéma hollywoodien des années 30, à travers The Artist. Le succès est au rendez-vous puisque le film est dans la course pour 10 Oscars dont celui du meilleur film, meilleur scénario, meilleur acteur… Récompensé à Cannes pour son mutisme parfait, Jean Dujardin a prouvé qu’il faisait partie de ces acteurs généreux à qui on peut confier n’importe quel type de rôle. On en vient à regretter la limite des moyens financiers du cinéma français, qui associés à la barrière de la langue, font de notre cinéma un art trop peu mis en avant.

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une séparation

8. Une séparation

L’histoire d’Une séparation peut paraître simpliste à première vue, mais si on observe de plus près, le film soulève de nombreux problèmes de fond dans un pays réglementé par la loi islamique chiite. Le thème prépondérant n’est pas celui du divorce d’un couple, sujet délicat abordé d’entrée par le film d’Asghar Farhadi. Le réalisateur a plutôt choisi d’exposer, sans porter de jugement, une partie du système judiciaire iranien. Le thème de la famille et celui des relations hommes-femmes en particulier est très présent à travers l’histoire de Nader. Ce banquier, abandonné par son épouse, se voit accusé d’homicide suite à une altercation avec sa femme de ménage. Cette dernière aurait perdu l’enfant qu’elle attendait suite à la dispute. Nommé aux Césars, aux BAFTA et même aux Oscars dans la catégorie du meilleur film étranger, l’oeuvre de Farhadi est en passe de décrocher plusieurs titres prestigieux après l’obtention de l’Ours d’or de Berlin.

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Intouchables

9. Intouchables

Impossible d’oublier dans cette liste, le succès obtenu par Olivier Nakache et Eric Toledano ! Pur produit du cinéma local, Intouchables s’est hissé à la deuxième place du classement des entrées de cinéma en France avec un peu moins de 19 millions de places vendues, juste derrière Bienvenue chez les Chti’s (20,4 millions). Nos voisins d’outre-Rhin ont également accroché à cette belle histoire, puisqu’il s’agit d’un des rares films français à avoir assiégé le box office allemand avec environ 3 millions d’entrées (proche du record détenu par Amélie Poulain). Adapté du livre de Phillipe de Pozzo di Borgo, intitulé Le second souffle, Intouchables est un de ces “feel good movies” qui a parfaitement réussi à mêler émotions et rires grâce à la complicité de François Cluzet et d’Omar Sy.

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Drive

10. Drive

Certains d’entre vous ont pu croiser sur internet une photo assez drôle de Ryan Gosling avec le texte suivant : “Where’s my fu**ing  nomination for Drive“.  Malgré la réticence d’une partie d’Hollywood à l’apprécier, ce film reste un chef d’œuvre. La bande son, la qualité de l’image, l’utilisation de la romance, d’une violence brute sans fioritures exprimant parfaitement la dualité du personnage de Gosling ont rendu ce film incontournable en 2011. Avec autant de qualités, il était difficile d’imaginer que l’Académie du cinéma américain bouderait Drive. Et pourtant, ni le jeu de Gosling, ni même la réalisation de Nicolas Winding Refn (à qui on doit également Bronson), n’ont été nominés pour les Oscars 2012.

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Pour ne pas avoir la difficile tâche de les départager, les films ont été classés par date de sortie en France. N’hésitez pas à nous laisser vos impressions dans les commentaires en nous indiquant votre top 10 de l’année dernière.

“That’s all folks” comme diraient les frères Warner !

Crédit photo: allocine.fr

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