LulzSec : 6 membres arrêtés

La nouvelle a sonné comme un coup de tonnerre : six membres du groupe LulzSec ont été arrêtés.

LulzSec, c’est ce transfuge d’Anonymous, qui a beaucoup fait parler de lui, non seulement lors du piratage massif de Sony mais aussi plus récemment de Stratfor.

Concrètement, que s’est-il passé ? Sabu, membre emblématique s’il en est, aurait été arrêté dans le courant du mois d’août 2011. Le 15 août 2011, il plaide coupable de douze chefs d’accusation de conspiration. Il plaide également coupable pour le piratage de la société HBGary, de Sony, de la Fox.

Mais il n’est pas tombé seul. Hier, cinq autres membres sont identifiés, arrêtés et inculpés, notamment sur la base des déclarations tenues par Sabu.

Le communiqué officiel du FBI énonce la liste des charges principales : attaques par déni de service, vol de données, publication des dites données – « technique » que l’on appelle « leaks ».

Au total, plus d’un million de personnes seraient concernées par les exploits du groupe : employés des différents groupes ayant fait l’objet d’attaques informatiques, mais également clients, parfois parents.

Sabu risque 124 ans et 6 mois de prison pour l’ensemble des chefs d’accusation pour lesquels il a plaidé coupable.

Les cinq autres membres risquent entre trente et dix ans de prison. Deux membres, ressortissants britanniques, seront jugés au Royaume-Uni.

A quelques mois des élections présidentielles américaines, il semble que les autorités aient décidé d’envoyer un signal fort à ceux qui s’en prendraient aux systèmes informatiques, notamment les systèmes servant de près ou de loin les intérêts de l’Etat.

Outre HBGary, on dénombre parmi les victimes de LulzSec des chaînes de télévision nationales comme PBS mais également le groupe Stratfor, proche des intérêts étatiques. Ceci explique pourquoi c’est l’accusation de conspiration qui a été retenue par le Procureur Général.

Par ailleurs, ces arrestations, sont une démonstration supplémentaire que les différentes polices nationales n’hésitent pas à collaborer pour mettre fin à certaines pratiques.

Pour autant, ces arrestations ne sont pas pour autant le signe que les attaques informatiques de grande ampleur vont cesser.

En effet, lors de l’arrestation de Kim Dotcom, fondateur de l’empire Mega, de nombreux sites, notamment institutionnels ont fait l’objet d’attaques informatiques virulentes, dont certaines se sont poursuivies pendant plusieurs jours.

Que faut-il donc retenir de ces arrestations ? Tout d’abord que les sites gérant des données personnelles se doivent de sécuriser au maximum leurs bases de données dans la mesure où nul n’est à l’abri d’un acte malveillant.

Ensuite, que même si le groupe LulzSec est « décapité », rien n’indique qu’un autre groupuscule ne prenne la relève.

Enfin, à l’exception de Sabu qui a plaidé coupable, les autres suspects arrêtés et inculpés sont présumés innocents jusqu’à preuve du contraire. Le procès sera instruit par le Procureur Général du District Sud de New York. Il est fort à parier qu’il sera suivi avec une grande attention que ce soit de la part des institutions que des particuliers.

Vous pouvez lire le communiqué officiel du FBI pour obtenir le détail des charges retenues contre les différents inculpés. Vous trouverez également l’acte d’accusation complet de Sabu.

Il semblerait qu’en guise de réponse à ces arrestations, le site Panda Security ait fait l’objet d’une attaque. Par ailleurs, il se murmure que l’indisponibilité du réseau social Facebook soit également la résultante d’une attaque informatique, également en représailles. Si la première attaque est avérée et signée, rien n’indique que Facebook ait effectivement fait l’objet de la même attaque.

Crédit photo : 01net.com

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