Nice, expérimentation d’un « boulevard connecté » grâce à l’internet des objets.

Le boulevard niçois – crédit photo Ville de Nice

Le boulevard niçois – crédit photo Ville de Nice

Nice a inauguré ce 17 Juin dernier un « boulevard connecté ». La ville est précurseur dans ce domaine puisque c’est une première mondiale. Depuis 2010 déjà, Nice expérimente le numérique du sans contact. On peut, par exemple, acheter son ticket de Tram avec une carte bleue NFC ou un smartphone adapté. Cette présentation prend place en pré-ouverture du salon Innovative City Convention.

L’internet des objets ?

L’Internet des objets représente l’extension d’Internet à des choses et à des lieux dans le monde physique. Faire communiquer les objets c’est leur demander de transmettre des données sur leur environnement vers une plateforme Internet où elles seront traitées afin de les transformer en information tangible pour un utilisateur. En effet, récolter des tonnes de données est un premier pas mais l’objectif est d’en tirer des informations utiles. C’est ce qui attire dans l’internet des objets, cette faculté à apporter des informations afin d’améliorer la qualité de vie des habitants.

Pour rester pertinent tout cet amas de données doit rester centralisé sur la même plateforme. En effet, c’est cette centralisation qui donne à l’internet des objets tout son sens. Il n’y a que par là qu’on peut procéder à un traitement efficace et à un croisement pertinent afin d’en tirer les informations les plus intéressantes.

Le cas Niçois

Le boulevard Victor Hugo à Nice est sous expérimentation pendant un an. Environ 200 capteurs y sont d’ores et déjà installés et génèrent des données. Ces données sont collectées, triées, analysées et croisées afin d’en obtenir des informations pertinentes. Toutes ces informations permettent une optimisation de la gestion urbaine. Elles font faire des économies à la ville et par conséquent à ses habitants et enfin elles permettent d’offrir de nouveaux services aux Niçois.

Ces capteurs actuellement en place peuvent mener à de nombreuses informations dont les suivantes :

  • Stationnement : Des capteurs près des bordures de trottoirs s’en occupent. Sur ce point, une application est déjà en service et accessible aux utilisateurs. Il s’agit de Nice City Pass disponible sur l’apple store. L’enjeu du stationnement est important puisqu’on évalue à environ 25% le trafic généré par la recherche de place.
  • Luminosité : Il est possible de régler en temps réel et de façon individuelle l’intensité des lampadaires. Par exemple la nuit s’il y a beaucoup de voiture alors le côté route a moins besoin d’éclairage. Les lampadaires réduisent donc leur luminosité. Robert Vassoyan, directeur général de Cisco France et Christian Estrosi, Député – Maire de Nice s’accordent à dire qu’une économie de “30% la facture d’électricité” est envisageable.
  • Trafic : Si un problème de circulation intervient, il est détecté et l’information peut alors être relayer afin d’informer les usagers de la route des endroits compliqués au niveau circulation.
  • Qualité de l’air : Elle peut être évaluée en temps réel et ainsi rassurer la population ou au contraire prévenir en cas de risque sanitaire.
  • Bruit : Les nuisances sonores sont évaluées en temps réel également.
  • Humidité et température :Ces données sont des indicateurs et permettent aussi de calculer la qualité de l’air.
  • Taux d’occupation en déchets : En mesurant le taux de remplissage des containers, la ville peut ajuster les tournées des camions-bennes afin de mieux s’adapter à la réalité.
Cycle de vie des données collectées – crédit photo Ville de Nice

Cycle de vie des données collectées – crédit photo Ville de Nice

La ville de Nice joue la carte de l’open Data. C’est Cisco qui s’occupe de développer la plateforme unique et sécurisée pour regrouper les informations mais la ville en reste propriétaire. Elle invite donc les acteurs locaux (entreprises, startups ou commerçants) à utiliser ces données pour en trouver d’autres applications. Ce qui j’en suis sûr devrait fonctionner.

YouTube Preview Image

La technologie n’est pas une fin mais un moyen et elle se met au service du citoyen pour répondre à des problématiques réelles et améliorer notablement la qualité de vie des habitants.
Si l’expérimentation de ce quartier est une réussite, ce qui est bien parti, on espère une extension de cette politique « connectée » à l’ensemble du centre ville voir de la métropole toute entière. À l’avenir les villes modernes ne pourront faire l’impasse sur ce type d’installation tant son utilité est déjà démontrée.

0 comments

Trackbacks

Votre adresse email