Pourquoi créer une page de marque sur Facebook ?

Pour la 6e année consécutive, l’EBG (Electronic Business Group) organisait ses Journées Grandes Marques, les 15 et 16 février, Locita était d’ailleurs présent pour réaliser des interviews lors de l’événement.

Cette grand-messe annuelle était l’occasion pour plus de 600 annonceurs et e-commerçants d’échanger sur leurs “best practices” et de bénéficier de retours d’expérience de pionniers du web marketing.

Avec plus de 845 millions de membres actifs dans le monde (comScore 2012), il était tout naturel que Facebook soit au programme de ces journées. Une table ronde lui était même entièrement consacrée.

Autour du thème “Ma page de marque sur Facebook”, se sont retrouvés des responsables de Fnac Spectacles, de Condé Nast et du Club Français du Vin.

Animer une communauté

Nicolas Pons, responsable Marketing Internet du Club Français du Vin, préconise la présence d’une marque sur Facebook vu que “plus de 26 millions d’internautes français s’y trouvent et qu’ils y passent en moyenne 6 heures par mois”.

Selon l’étude Harris Interactive de janvier 2012, si 80% des membres français de Facebook sont “fans” d’au moins une page, moins de 30% d’entre eux sont cependant “fans” d’une marque ou d’un produit. La marge de progression d’acquisition de “fans” est donc énorme et comme le rappelle Nicolas Pons :

Toutes les marques peuvent y trouver leur cible, y créer leur communauté et sans “ticket” d’entrée.

L’objectif de la page Facebook du Club Français n’est pas d’inonder le “fan” d’offres commerciales mais bien “d’animer une communauté dans la logique d’accompagnement et de délivrer du conseil personnalisé”, souligne Nicolas Pons.

Créer du trafic vers un autre média

Pour Lionel Devidal, responsable Web Marketing à la FNAC, une page Facebook à l’effigie de la marque permet de rediriger les consommateurs vers le site web marchand.

Ainsi, il explique que la page Facebook Fnac Spectacles redirige les internautes vers la plateforme e-commerce et devient ainsi la seconde source de trafic pour le site web Fnac Spectacles, juste après Google.

A l’inverse, en intégrant un bouton “partage” sur Facebook, en fin de commande sur le site Fnac Spectacles, la marque réussit à créer de la viralité auprès des amis de l’acheteur. Facebook et le site Internet de la marque se renvoient donc mutuellement des internautes.

 

Faire vivre une expérience utilisateur différente

Avec l’application Vogue Paris Social Reader, Condé Nast a frappé fort en créant une nouvelle expérience de lecture. Cette application permet de partager ses articles préférés avec ses amis mais aussi de découvrir quels articles ils lisent sur Vogue.fr.

Pour Sarah Herz, directrice des Activités Digitales de Condé Nast :

Facebook est un levier de notoriété.

En optimisant l’intégration du nouveau protocole Open Graph, l’application permet au contenu rédactionnel du site web de la marque de s’échanger et donc d’agir comme un véritable outil de communication.

“Il faut créer du contenu qui génère des actions ” dit Sarah Herz. Les boutons de partage intégrés sur toutes les pages du site Vogue.fr contribuent aussi à la diffusion d’informations sans être trop intrusif.

Et si 1 internaute sur 2 consulte les réseaux sociaux pour décider, ou non, d’acheter un produit (Ipsos pour IBM 2011), les marques considèrent, encore pour l’instant, les pages et applications Facebook comme un espace de communication et non pas comme un espace de vente… et c’est tant mieux.

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