64 000 employés font plier la Silicon Valley

Aux Etats-Unis, les citoyens disposent d’une arme judiciaire très efficace : La Class-action. Un groupe d’individus peut se regrouper pour intenter une action en justice collective. Plus on est gros, plus on est fort.

C’est ce que se sont dit 64 000 employés de la Silicon Valley lorsqu’ils se sont rendus compte que leurs sociétés respectives avaient signés un accord pour ne pas débaucher chez les copains et, ainsi, ne pas proposer des salaires trop élevés, entre 2005 et 2009.

C’est sociétés ne sont pas de petits acteurs puisqu’il s’agit d’Apple, Intel, Google et Adobe (Pixar, Intuit, et Lucasfilms, également inquiétés, ont transigé il y a déjà plusieurs mois).

Or, aux Etats-Unis, on ne rigole pas avec les lois antitrust. Un procès devait donc se tenir devant les tribunaux au mois de mai prochain et les employés réclamaient conjointement 3 milliards de dollars !!!

Mais de procès il n’y aura point puisque, comme c’est autorisé au pays de l’Oncle Sam, un accord financier a été trouvé entre les parties à hauteur de 324 millions de dollars soit un peu plus de 10 % de la somme réclamée.

Par cet accord, les sociétés qui nient toujours avoir conclu un accord de non agression pour le débauchage de leurs employés, disent s’acheter une tranquillité, notamment médiatique, qu’aurait provoqué un tel procès.

Les employés, eux, repartent avec un peu plus de 5 000 dollars par tête, moins les frais d’avocats, bien sur.

Tout est bien qui finit bien.

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