Le freshnews du jour : Microsoft SOCL, Facebook, Apple Expo
Au programme pour le freshnews du jour : Lancement de Microsoft SOCL: le réseau qui vise principalement les étudiants et [...]
Le web est si dense que nous passons souvent à côté d’une immense quantité d’informations pouvant nous intéresser. Entre les émetteurs que l’on choisi de suivre grâce à divers outils (Twitter, agrégateurs RSS, etc) et tous ceux sur lesquels on ne compte pas forcément (légendaires mails de bureau, publications de la sphère amis-famille) le ton est vite donné et on se retrouve avec suffisamment de lecture/visionnage pour y passer la journée.
A l’heure où la gestion des flux tend à prendre l’ascendant sur l’information elle-même, et où les lecteurs scannent plus qu’ils ne lisent, l’idée même d’exploration du web et de recherche de la perle rare s’efface petit à petit, au profit de la sculpture quotidienne et déjà suffisamment chronophage d’un bloc de contenu qui nous attend tous les matins.
C’est au cœur de cet establishment de l’information qu’intervient Pearltrees, un outil développé par une équipe française qui fêtera ses 18 mois dans quelques jours. Vu de l’extérieur, Pearltrees ne semble proposer qu’un service de social bookmarking permettant à chaque membre d’importer des liens sous formes de perles autour de grappes thématiques, puis de les diffuser via Url, Facebook et Twitter. La réalité est cependant bien plus surprenante et surtout très prometteuse.
L’interface de l’outil rompt volontairement avec les supports de gestion classiques; épurée et discrètement animée, elle vous permet de naviguer aisément de perle en perle, les réflexes de drag-and-drop sont de la partie et vous permettent à tout moment par simple clic de déplacer un élément, là où un survol peut afficher une preview du contenu.
Le dispositif est complété par un plugin navigateur vous permettant de perler directement la page que vous visitez, soit en la plaçant au sein d’un squelette existant, soit en la stockant dans votre panier, petite besace numérique que vous trierez plus tard, peut être.
Une fois un Pearltrees assemblé, vous pouvez laisser faire la sémantique en demandant à l’interface le situer dans une carte thématique en fonction des arbres générés par les autres utilisateurs. Libre à vous ensuite d’aller les explorer à la recherche de cette fameuse, “perle rare”
Si l’exploration est une possibilité intéressante, le bénéfice se fait véritablement ressentir après avoir intégré dans sa propre map des pearltrees entiers entretenus par d’autres utilisateurs.
A la manière d’un follow, vous serez notifiés en cas d’ajout de perle par l’un de vos pairs, et c’est souvent là que la magie opère : une poignée de liens qui ont toutes les chances de retenir votre attention, non pas par nécessité de suivi lié à votre veille classique, mais bien par concordance avec vos intérêts. Avec le temps, les perles se transforment en pearltrees, un intitulé vague laisse place à une segmentation plus fine, et vos petites graines prennent rapidement de l’ampleur.
Après plusieurs semaines de test, le caractère intemporel de l’outil tend à s’imposer, peu d’utilisateurs font le ménage dans leurs perles et, sur certaines thématiques larges et plébiscités comme celle des médias sociaux, les maps mêlent souvent derniers articles et recueils de chiffres obsolètes, un élément décisif qui fait sortir Pearltrees des solution de veille au jour le jour.
L’outil reste une source incroyable de découvertes pour les sphères thématiques de fond : art, design, tutoriels & partage d’expériences… chacun peut y trouver son compte et élargir son approche en explorant autre choses que le classement Google.
Au final, la subjectivité humaine du traitement fait de ce web sémantique et participatif un portrait biaisé et orienté des contenus. Une opportunité honorable de prise de recul face à des algorithmes de recherche installés dans les mœurs et toujours plus parfaits.

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