[Exclu] Shy’m révèle la pochette de son nouvel album
Shy’m est sans aucun doute l’artiste du moment. Talentueuse, dynamique, aussi douce que piquante, sa notoriété ne fait qu’amplifier. A [...]
Nous sommes le dimanche 29 janvier 2012. Il est 20 heures 10. Deux personnes devant leur poste de télévision s’apprêtent à suivre l’intervention télévisée de Nicolas Sarkozy. Ça commence…
Voix 1 : Regarde! Elle est magnifique cette salle! Toutes ces avenues de luminaires incandescents…
Voix 2 : Ça doit coûter une fortune. Rien que le prix de toutes ces ampoules doit faire au moins 10 fois mon salaire mensuel.
Voix 1 : Quelle pièce immense… et ce haut-plafond, J’ai toujours rêvé d’…
Voix 2 : Vu le volume de la pièce, je te dis pas la facture du chauffage.
Voix 1 : Et ces dorures. Non, mais t’as vu toutes ces dorures ? On se croirait à Versailles !
Voix 2 : Quel manque de tact en cette période de crise. C’est profondément choquant!
Nicolas Sarkozy a-t-il été maladroit de choisir la Salle des Fêtes de l’Elysée ? Est-ce une preuve de plus de son penchant « bling-bling » ?
Les « presque » premiers mots de l’interview ont été les remerciements de Claire Chazal adressés à Nicolas Sarkozy pour son accueil dans la Salle des Fêtes de l’Elysée. Qui aurait pu dire que le mot fête allait être prononcé dans ce climat d’austérité. N’était-il pas salutaire d’entendre ne serait-ce qu’une fois ce mot à la télévision ? C’est qu’il se fait rare ces derniers temps.
Cette salle est un lieu de réjouissances, mais quoi de plus tristesse qu’une grande salle des fêtes avec seulement quatre convives. Ce lieu aux lourdes décorations est presque ostentatoire. Mais qui y a-t-il de réellement baroque ici, si ce n’est les plis des drapeaux et les cernes du Président de la République. Il y a, me direz-vous, à la droite du Chef de l’Etat, ce rideau de velours rouge au drapé exubérant, sorti tout droit d’un tableau de Rubens. Mais ce rideau attaché à « la taille » par un cordon est bien frêle, anorexique comme l’état de la France qui va mal. Il faut pourtant continuer à se serrer la ceinture, c’est un mal nécessaire.
Au milieu de la quarante-quatrième minute, une main avec index tendu apparait dans le coin inférieur droit de l’écran.
Cette main dû a un cadrage étrange est celle de Laurent Delahousse. Mais cette main va devenir celle de tous les français.
La main du français levant le doigt pour obtenir des réponses à toutes ses interrogations. La main du français qui dit « c’est de sa faute ». La main du français qui dit « ce n’est pas moi, c’est lui ».
Nicolas Sarkozy : Ne confondons pas le thermomètre et les causes de la maladie !
Nicolas Sarkozy : Une explication est plus facile quand on commence par le point de départ pour arriver à l’arrivée !
Nicolas Sarkozy : Vous savez, les français sont très lucides. Ce qui les inquiète, c’est quand ils sentent qu’on leur raconte n’importe quoi sans aucune précision et qu’on leur propose des rêves à bon marché.
Nicolas Sarkozy : J’ai le sens du ridicule, Madame Chazal !
Nicolas Sarkozy : Quel est le rapport, mais quel est le rapport …
Incontestablement, vous avez raison. Incontestablement, vous avez raison …
Si vous saviez les pressions que j’ai reçues, si vous saviez les pressions que j’ai reçues …
La finance s’est comportée de façon folle, absolument folle …
François Lenglet : Ce n’était pas tout à fait ma question, Monsieur le Président.
Nicolas Sarkozy : Mais c’est tout à fait ma réponse !
Est-ce inconsciemment que Nicolas Sarkozy a choisi la Salle des Fêtes de l’Elysée comme pour dire : « Chers compatriotes, c’est ici que je vous donne rendez-vous pour fêter ma réélection le 06 mai 2012.
Reste à savoir si les français voudront inviter une seconde fois Nicolas Sarkozy au poste de Président de la République.
* Moment où vous pourrez retrouver l’extrait dans la vidéo.
Animateur TIC, community manager et graphiste chez SEMA...

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