Laura Jess

Le poids : un dilemme entre privation et kilos

Par Laura Jess, le 2 février 2012
Le poids : un dilemme entre privation et kilos

Pour de nombreuses personnes, le poids est une affaire très importante. Ce sujet revient régulièrement dans les discussions féminines. Bien peu de femmes n’ont en effet jamais fait de régimes de leur vie, la plupart ont d’ailleurs perdu des kilos mais en ont repris autant  si ce n’est plus; en effet, le phénomène yoyo est bien connu de toutes les personnes attachées à leur ligne.

Cependant, bien des femmes sont lassées de se surveiller constamment et certains événements de vie peuvent entraver toutes résolutions ultérieures. Avec le retour des beaux jours, la quasi-totalité de la presse féminine publie des articles afin d’avoir un corps svelte pour l’été. Mais, il faut savoir que plus les années passent et plus il est difficile de maigrir et de maintenir son poids.

Ainsi, dès l’âge de 30 ans, les kilos installés sont plus difficiles à déloger et d’années en années, le corps s’épaissit inéluctablement. Il est clair que les soucis, les traumatismes de vie peuvent entraîner une hausse de poids importante. En effet, si certains maigrissent lorsque surviennent des chocs, pour d’autres, les kilos décident de rester voire de s’additionner. Ainsi, une personne sans problèmes de poids particulier peut se retrouver avec un nombre considérable de kilos superflus suite à un choc psychologique. Non seulement l’attrait pour les aliments sucrés peut se faire plus prégnant, mais le traumatisme peut également induire certains blocages favorisant une prise de poids importante, notamment s’il est cumulé à de la sédentarité et de la lassitude. De même, certains événements de vie pourtant heureux tels que les grossesses, amènent à terme des kilos. En effet, si la naissance du premier enfant ne laisse pas forcément de traces sur le corps de sa mère, dès le second, une prise de poids plus ou moins forte peut se déclarer ; de telle sorte que certaines mères peuvent perdre du poids à la première grossesse, mais prennent des kilos dès la seconde. Si à cela s’ajoute un choc psychologique, les kilos peuvent alors s’installer durablement.

Cependant, si selon les médias un corps mince serait plus attirant, un corps plus rond, lui, renvoie à la fécondité, à la maternité, mais aussi à la joie de vivre. Les magazines remplis d’images de mannequins très jeunes et sous-alimentés montrent des corps décharnés auxquelles les femmes se sentent obligées de ressembler. Pourtant, combien de personnes s’astreignent à des privations alimentaires alors que le goût pour les mets caloriques est  bien plus répandu au sein de la population ? D’ailleurs, en maison de retraite, les résidents apprécient les plats gustatifs ; et si les contraintes imposées par certaines maladies conduisent à une restriction alimentaire, le goût lui, reste centré sur les mets agréables au  palais.

En effet, le vieillissement entraine un renoncement à l’addiction de la minceur car les priorités changent, le besoin de séduire est moins fort. Ainsi, la recherche futile de la maigreur n’est plus une obligation. On a aussi plus de temps pour aller au restaurant, au café et manger copieusement. On peut d’ailleurs constater que plus les personnes vieillissent, moins elles ont envie de se priver.

Cette dictature ne concernait, il y a peu, que la population féminine, les hommes ayant, comme on dit, moins tendance à grossir. Mais aujourd’hui, ces derniers semblent eux aussi concernés par cette problématique de la minceur. Cependant aiment-t-ils réellement les corps anorexiques ? Ne préfèrent-ils pas une personne plus ronde mais gaie, enthousiaste, qui, si elle le peut, lui préparera avec amour les mets qu’il apprécie?

Ainsi, il est souvent difficile de rester mince tout au long de sa vie toujours jalonnée de divers deuils. Peu de personnes vieillissent sans céder à la tentation gustative et sans grossir. Cependant, plus les années passent et plus certains problèmes de santé peuvent contraindre à réduire son apport calorique.

En effet, maintenir son poids toute sa vie est souvent une illusion et quelques kilos supplémentaires quand on n’a pas de troubles de santé, apportent un meilleur confort de vie : on est plus gai, moins fatigué, on attrape moins d’infections rebelles, on est plus dynamique, et en même temps on ne vit pas sous un régime. Et au final, la lutte contre les kilos (qui ont souvent le dernier mot),  s’ils ne sont pas en grand surnombre et dangereux pour la santé, en vaut-elle vraiment la peine ?

Crédit image : Lageekette.net.

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Je suis psy-coach, j'ai plusieurs spécialisations prof...

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