A paris, la voiture c’est fini ?

Paris n’était pas, il y a quelques années, un paradis pour les voitures mais il faut dire que de plus en plus, c’est devenu l’enfer. Quiconque a de la bouteille a en effet rencontré la galère des bouchons!

Entre les couloirs de bus, les emplacements autolib’ où l’on ne peut plus se garer, les emplacements vélib’ où l’on ne peut plus se garer non plus, les pistes cyclables, les rues où les bandes cyclables laissent les vélos circuler en sens inverse, les P.V à tir larigot, que reste-t-il à tous ceux qui pensaient que la voiture était un bien de consommation qui liait l’utilité au plaisir ?

Dans le menu automobile et après avoir raqué pour son permis et l’achat de sa voiture, il faut encore ajouter quelques ingrédients très salés : l’entretien du véhicule, ses éventuelles réparations, l’assurance, et pour terminer et non des moindres, l’essence : tout cela pour pouvoir simplement…se déplacer pour se rendre au travail ou transporter sa famille et ses amis.

Or, pour que certaines décisions politiques soient acceptables et acceptées, elles doivent être comprises. C’est donc l’occasion de faire le point sur certains paradoxes et certaines incompréhensions.

En effet les politiques ont fait de la lutte contre la pollution un axe majeur, pourtant :

  • Pourquoi ne pas laisser aux automobilistes désemparés le droit d’emprunter des couloirs de bus… alors qu’à partir d’une certaine heure, plus aucun bus ne passe…

Les politiques ont fait de la lutte contre les accidents de la circulation une priorité pourtant :

  • Pourquoi laisse-t-on à des hommes, à des femmes voire à des enfants la possibilité de circuler à vélo en prenant des rues dans le sens inverse de la circulation?

Les politiques parlent d’une plus grande justice sociale, pourtant :

  • La voiture est un outil de déplacement souvent indispensable, que l’on soit riche ou pauvre, mais l’essence est payé au même prix par tous sans distinction.

Des observations qui rendent perplexe

Qui n’a pas tourné au moins une fois dans sa vie une heure pour pouvoir trouver une place et se garer ? Bonjour la pollution alors que l’on cherche précisément à lutter contre.

Qui ne sait pas fait enlever sa voiture un soir parce que le marché avait lieu le lendemain ? Pourquoi ne pas mettre un panneau lumineux indiquant que tel jour ou tel jour, nous n’avons pas l’autorisation de nous garer ? Bonsoir l’escroquerie.

Pourquoi avoir dépensé tant de deniers publics pour fabriquer des radars préventifs et dire aux conducteurs qu’ils roulent à la même vitesse…que celle affichée sur leur tableau de bord ?

Pourquoi vouloir vendre des voitures électriques alors qu’il est parfaitement impossible à l’heure actuelle de pouvoir profiter d’une autonomie suffisante à des déplacements importants? D’autant qu’il faudrait en plus, avoir un box avec une prise électrique pour pouvoir recharger sa voiture, ce qui est loin d’être le cas de tout le monde !

A ce titre, pourquoi avoir décidé de construire et de commercialiser de nombreux véhicules électriques alors qu’il n’y a aucune infrastructure de type « Better place » pour faire un échange rapide de batterie et reprendre sa route ?

Pourquoi vouloir limiter la vitesse du périphérique alors que l’objet de celui-ci est de se rendre plus rapidement d’une porte à une autre qu’en passant par la ville ?

Pourquoi rendre piéton l’axe majeur de circulation dans paris  qu’est la place de la république alors qu’il n’y a jamais personne au milieu de cette place et que cela coute un argent fou?

C’est donc une politique d’éradication de la voiture qui fait son chemin depuis quelques années…

Et dire qu’avec cela, les grands constructeurs français se plaignent de ne plus vendre de voiture ! On comprend désormais mieux pourquoi.

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