Après Instagram, les nouveaux services de partage photo

Twitter est arrivé il y a quelques années pour partager en 140 caractères ce qui nous passe par la tête ou ce qui se passe autour de nous. A ce moment-là, Twitter a révolutionné le partage de micro-informations sur le web.

Puis nous avons vu de plus en plus de services de partage de photos émerger, avec plus ou moins de réussite :

Instagram : une fonctionnalité simple, prendre une photo, attribuer un effet et c’est partagé !

Color : qui a connu un semi-échec malgré une levée de fonds extraordinairement élevée. Cette application visait à partager, en temps réel sur un album des photos postées dans une zone géographique limitée. Bon concept, mauvaise exécution.

Le problème avec ces application, c’est qu’à part profiter de la beauté des clichés, il n’y a pas vraiment d’intérêt à les utiliser. Et par ailleurs, d’un point de vue traitement des données, il est très difficile d’en tirer quelque chose à des fins marketing. Par exemple, comment savoir si untel a pris en photo une cannette de coca, ou un paquet de pringles, à part si l’on utilise l’API de Moodstock ?  (Et encore, je ne sais pas si la technologie de Moodstock peut aller jusqu’à reconnaître une tasse de thé).

Des initiatives innovantes

Certains startupers se sont dit que le salut était dans un vertical, plus particulièrement : la nourriture.

Food Reporter, une super application française qui vous permet de partager en temps réel ce que vous mangez. L’application a très bien pris auprès de la communauté d’utilisateurs et du grand public. Le concept est simple et pratique. De plus, le service a conscience que ce que l’on prend en photo c’est de la nourriture alliée à une position géolocalisée (Un restau, un bar…). Ce qui offre un capacité de mining et d’exploitation de données considérable.

Tout ça pour en venir au sujet principal de cet article. Le partage d’avis en photo.

Staround vs Oink

J’ai eu l’occasion de tester l’application Staround (nbdlr : sélectionnée en finale du concours de startup à LeWEB) en avant-première, voici donc mes impressions. A l’ouverture, les premières étapes sont particulièrement soignées et didactiques. On comprend très bien que l’application permet de partager en photo tout ce que l’on aime et d’obtenir des avis de ses amis, quelque soit le contexte.

    

Je n’ai pas encore vraiment ressenti l’utilité de ce service étant donné qu’il est encore en béta très privée, le sentiment du Work In Progess est bien là, à l’instar du momentum autour du concept du partage d’avis en photo. En effet, un grand nom du monde startup U.S., Kevin Rose, vient de lancer un service similaire nommé Oink.

Je ne verrai un réel intérêt business dans ce type d’application qu’à partir du moment où l’on arrive à tirer des informations précises à partir des interactions entre les utilisateurs. Comme je l’ai dit plus haut, une photo reste une photo, il est important d’y apposer des labels, des signaux et des méta-données afin de pouvoir les utiliser intelligemment et les monétiser. Contrairement à Oink je n’ai, pour l’instant, rien vu de tel dans Staround, mais selon l’un des fondateurs il est dans leurs projets de permettre la catégorisation précise des clichés.

En attendant nous avons une excellente idée, et au moins 2 acteurs en scène. L’exécution sera essentielle pour la réussite d’un tel service et l’adoption par le plus grand nombre. Une fois la masse critique d’utilisateurs atteint quel pourrait être le business model associé à ce type d’application ? Encore une fois, mystère… L’avenir nous le dira !

3 replies to this post
  1. Oui MoodstockS peut reconnaitre les tasses de thé à partir du moment où il y a un logo. A quand un mashup Instagram/Moodstocks ?

    Vous trouverez des exemples d’applications utilisant notre technologie ici : http://www.moodstocks.com/gallery

    Et dans quelques jours la sortie de notre nouveau SDK.

    A bientôt

    Clément pour Moodstocks

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