Community manager, curateur, référenceur, veilleur : 4 rôles, 4 missions et une finalité

Depuis quelques années, les entreprises et les marques ont compris l’importance du web pour leurs stratégies Marketing et Communication.

La majorité des entreprises et des marques ont aujourd’hui un site internet ou un site e-commerce. Ceci dit, tout le monde sait qu’un site c’est bien, mais qu’avoir une bonne visibilité sur internet et du trafic c’est mieux.

Avec l’évolution du web, les dirigeants et les responsables de marques se sont entourés petit à petit de compétences pour les aider à atteindre leur finalité.

Content Curator, Community Manager, Veilleur et Référenceur

Référenceur, la première compétence indispensable pour l’entreprise et la marque

Dès que les moteurs de recherche, et plus particulièrement Google, se sont imposés comme point d’entrée au web, les entreprises ont fait appel à la compétence Référenceur. L’objectif était d’optimiser les pages de l’entreprise pour s’afficher parmi les premiers résultats de recherche afin de profiter d’un trafic gratuit et continu.

Veilleur, à l’écoute du web

Les entreprises connaissaient l’intelligence économique. La veille sur l’environnement pertinent de l’entreprise n’a pas attendu le web pour exister. Ceci dit le web a amplifié le besoin à cette compétence. La majorité des sources d’informations (blanches et grises… et même noires) sont accessibles sur Internet. La majorité des sources d’informations (blanches et grises) sont accessibles sur internet et même parfois noires. Il suffisait d’avoir les bons logiciels et la bonne démarche pour être au courant des informations pertinentes pour l’entreprise.

Community manager, quand les clients prennent la parole

Avec l’avènement des technologies Web 2.0, les utilisateurs et les clients ont pu prendre la parole dans des blogs, en laissant des commentaires sur les sites de marques et d’entreprises, en partageant du contenu dans des réseaux sociaux. L’entreprise et la marque se voyaient obligées de prendre part aux discussions qui les concernent au risque d’être dépassées par la puissance des nouveaux influenceurs du Web 2.0.

Prendre la parole dans le Web 2.0 nécessitait de l’écoute et de l’empathie, compétences qui ne sont pas naturellement dans les gênes de l’entreprise qui a une tendance naturelle à crier : “Regardez-moi, je suis belle, achetez mes produits” ; le community manager (au début stagiaire puis expert reconnu et respecté) devait être l’avocat de la communauté auprès de l’entreprise et le porte-parole de l’entreprise et de la marque auprès de la communauté des prospects, clients et autres cibles pertinentes pour l’entreprise.

Content curator, quand la publicité ne suffit plus

Le content curateur est le nouveau rôle auquel l’entreprise et la marque peut faire appel pour accroître sa notoriété.

En effet, aujourd’hui les internautes sont entraînés à ignorer les publicités. Il y a même des logiciels qui bloquent les publicités de type Google Adwords et bannières pour ne laisser que le contenu.

Il est clair que le nombre d’internautes et le temps passé sur internet est en constante augmentation, ce qui fait que le temps disponible sur internet ne fait qu’augmenter exponentiellement. Ceci dit, cette disponibilité bénéficie d’abord au contenu (articles de blogs, vidéos, échanges dans les réseaux sociaux). C’est pour cela que quelques entreprises ont compris que pour attirer l’attention de leurs prospects et clients sur internet, il fallait en plus des informations concernant leur entreprise et leurs produits et partager du contenu lié à l’univers d’usage du produit. Michelin a compris cela il y a plusieurs années. Au lieu de partager des infos concernant la voiture (univers produit), Michelin partageait du contenu concernant l’univers d’usage du produit (le voyage : les guides routes, hôtels, restaurants…). C’est clairement le rôle des médias.

Les PME n’ayant pas les moyens pour recruter des rédacteurs et n’ayant pas les ressources en interne (temps, compétences) pour assurer un travail journalistique, elles font appel à des content curators.

Le content curator doit trouver un contenu intéressant pour la communauté, il doit  l’enrichir selon l’ADN de l’entreprise et le partager (tout en citant ses sources). Ce contenu doit apporter une valeur ajoutée à la communauté et en même temps être aligné avec la vocation et les valeurs de l’entreprise et la marque.

Référenceur, veilleur, community manager et content curator : la guerre fratricide

Comme on a pu le voir, chaque rôle, parmi les 4 cités, remplit un objectif spécifique qui contribue à la finalité de l’entreprise. On remarque cependant sur le web plusieurs prises de position contre un rôle ou un autre. Actuellement, ce sont plus les content curator qui sont le sujet “d’attaques” après les community managers.

Cette divergence de points de vue est due au fait que les limites de chaque rôle ne sont pas encore clairement définies. Et, bien sûr, tout le monde peut se dire faisant partie d’un groupe ou l’autre ce qui augmente le flou artistique.

Ceci dit, ces attaques n’ont pas lieu d’être car chaque rôle est différent des autres. Certes, il y a des points de croisement mais les 4 rôles peuvent cohabiter sans risque pour le bien des clients et des entreprises.

Qu’est-ce-que vous en pensez du nouveau rôle content curator ? Est-ce-que vous pensez que la différence entre les différents rôles est claire ?

28 replies to this post
  1. Bonjour locita,
    4 rôles qui ne feront qu’un dans les années à venir ;).
    Bon article en tous cas !!

    A bientôt sur twitter

  2. je trouve ce terme de “content curateur” un mauvais euphémisme ! la curation est en soit un travail sur le contenu des autres, alors pourquoi ajouter “content”. Arrêtons de céder à la mode de l’anglicisme, ça devient ridicule !

  3. En parlant de contenu, faudrait peut être penser à revoir le votre avant de penser à celui des autres

  4. “Content” parce que le content curator devrait aussi apporter une valeur ajoutée au contenu initial. Cette contextualisation est “content” en elle même.

  5. Je ne connais pas encore d’entreprise qui ont des “content curators” en interne à plein temps…Et avec le développement des réseaux sociaux d’entreprise, les curators vont probablement être les collaborateurs eux-mêmes, avec peut-être un référent qui serait un “super curator”. De même, le community manager va évoluer vers plus d’interne, pour aider les collaborateurs, filiales et entités à aller sur les réseaux sociaux…Du coup, toutes ces nouvelles missions vont probablement évoluer vers un nouveau poste qui serait une sorte de “Chief Social Media Officer”, voire Chief Digital Officer qui engloberait sous sa responsabilité toutes les interfaces digitales internes / externes.

  6. Pour moi le veilleur va plus loin que tel que représente sur le schéma ; pour mémoire, voir le cycle de veille ou cycle du renseignement : le veilleur collecte, traite, analyse et rediffuse l’information au bon destinataire selon les besoins identifies en amont. D’ou une confusion encore non éclairée selon moi avec le curateur, qui lui ressemble bien trop…

  7. Comment ??? Que lis-je ? “La majorité des sources d’informations (blanches et grises… et même noires) sont accessibles sur internet.” Des exemples de majorité d’informations noires en ligne ?

  8. Le métier de veilleur a pour objectif l aide a la prise de décision … Notion totalement absente de vitre billet sans parler du contresens sur l information noire …

  9. Le métier de veilleur a pour objectif l aide a la prise de décision … Notion totalement absente de vitre billet sans parler du contresens sur l information noire …

  10. Je suis peut etre un peu neuneu, mais cette phrase n’a pas de sens : “Actuellement, ce sont plus les content curator qui sont le sujet “d’attaques” après les community managers.” Vouliez-vous dire qu’il sont l’objet de moquerie de la part des CM ?

  11. Je pense que ca veut dire que certains, dont je semble faire partie, se demandent à quoi sert la curation et de fait les cureurs…ou curateurs… ou content curators…

  12. Je suis d’accord avec vous que la démarche du veilleur fini par la diffusion, ceci dit la diffusion est généralement orienté vers un public restreint et généralement pas vers le web. Aussi le focus de la veille est généralement la marque, l’entreprise, le dirigeant, les concurrents et moins les thématiques de l’univers d’usage des clients. C’est pour cela que dans l’article je parle d’un croisement d’outils mais la finalité est différente.

  13. En effet et j’ai répondu à votre article… Et je serais ravi de pouvoir échanger davantage dans d’autres cadres avec bonne intention et bienveillance 😉

  14. En effet Charlotte je partage votre point de vue. Je crois que l’évolution de l’entreprise exige d’elle d’intégrer les fonctions qui rentrent dans son cœur de métier et d’externaliser les autres fonctions.

  15. Certes l on peut avoir certaines informations noires par piratage… Certaines mais certainement pas la majorite.

    On peut avoir les autres par braquage, espionnage, chantage. Au dela de l information noire, le secret (non ecrit, non encore transmis sous aucune forme) peut etre extorque par les memes methodes mais egalement par la torture.

    De bien belles pratiques qui fort heureusment ne constituent pas la majorite des pratiques professionnelles.

    Un bien beau toutisme ou presque donc pour introduire un billet dont je prefere ne pas m attarder sur le fond n etant que tres rarement devin. Certains se sont charges d emettre certains doutes sur la vision que vous semblez avoir du metier de veilleur. Je ne peux que les rejoindre.

  16. Concernant l’info noire : Je comprend et je suis d’accord. Je corrige !
    Concernant le métier du veilleur, je crois que c’est un métier nécessaire et précieux pour l’entreprise et la marque, comme les autres métiers dont on parle dans cet article. Et l’article ne dit pas le contraire. Et nous sommes d’accord que l’intention et l’action dans les 4 métiers doivent être bonnes.

  17. En effet, la décision et l’aide à la décision est une notion intégrée dans la totalité des rôles et fonctions qui impliquent l’intervention humaine… et encore plus quand il s’agit de fonctions comme celles décrites ici.

  18. “la décision et l’aide à la décision est une notion intégrée dans la totalité des rôles et fonctions qui impliquent l’intervention humaine…” … Encore un toutisme fort dispensable qui renforce ma perplexité à votre égard…

  19. J’espère que la perplexité que vous avez à mon égard n’est pas due à mon article (La Curation c’est de la merde… et puis quoi encore : http://bit.ly/lsPneE) qui explique pourquoi je ne suis pas d’accord avec votre vision concernant le « Content Curation » que vous présentez dans votre article (La curation c’est de la merde : http://bit.ly/jO6vrX).

    Parce que si vous portez un jugement sur une personne juste parce qu’elle n’est pas d’accord avec votre position, je serais déçu !

    Dans mon article j’ai présenté des contre-arguments par rapport à une technique que vous considérez de la « merde » et dans laquelle moi je travaille depuis plus d’un an. C’est ce qui m’a poussé à écrire mon article !

    Dans l’article : Community manager, curateur, référenceur, veilleur : 4 rôles, 4 missions et une finalité, je dis que tous les rôles sont porteurs de valeur ajoutée. Si vous considérez, d’un côté, un article qui qualifie une technique comme de la « merde » est du contenu à valeur ajoutée. Puis de l’autre côté un article qui explique la complémentarité des différents rôles qui touchent au contenu web dans une entreprise de la « tautologie » … c’est votre Liberté ! Mais permettez moi de ne pas être d’accord.

    PS : Oui, je sais ce dernier paragraphe et encore une tautologie 😉

  20. Petite remarque futile : “Content curator” n’est pas très “sexy” comme intitulé de poste. Community Manager est plus class.

    Sinon, je suis de votre avis, les internautes ont appris à éviter la publicité et c’est tant mieux. Internet est devenu un vrai placard publicitaire. Personnellement, j’utilise adblock qui supprime les publicités adword, les publicités sur les vidéos, etc. Efficace !

  21. Bonjour, c’est toujours intéressant de donner un nom à chaque chose, en l’occurrence ici à quatre compétences qui commencent à se distinguer au fur et à mesure qu’elles se développent. Mais il me semble que la plupart du temps elles sont difficilement isolables les unes des autres ! Il ne faudrait pas tomber dans un travers bien actuel, qui consiste à si bien définir des compétences et des spécialités pointues qu’on perd de vue la vision d’ensemble. Peut-être les “curateurs” à plein temps vont-ils se multiplier, de même qu’aujourd’hui le CM devient un vrai métier ; mais pour être bon il faudra maîtriser au moins les bases de ces quatre facettes d’une stratégie web !
    Cordialement

  22. Intéressant comme approche. Cela contribue au débat. Il est claire que nous parlons de CM en ce moment, car nous n’avons pas mieux pour l’instant, comme “instanciation” de la fonction de manager de conversation entre marque et user/client… J’avoue être assez perplexe sur ces attaques de personnes? Je suis tombé par hasard sur ce site. Alors bonne continuation dans vos débats avec du sang dans la bouche et le doigt moqueur porté à l’index…

  23. Merci Salah ! Très intéressant, je partage ton analyse.

    Par ailleurs, je ne suis pas surpris des commentaires polémiques. C’est naturel et compréhensible. Les experts voient le monde à travers le prisme de leur propre expertise et non le monde dans sa globalité voire dans sa réalité.
    Ainsi, lorsque j’ai cherché à définir les médias sociaux, les experts en social networking répondaient que c’était un sous-ensemble des réseaux sociaux. Quant aux experts des médias sociaux, ils pensent que les réseaux sociaux sont un sous-ensemble des médias sociaux. De mon côté, je pense que ce sont deux espaces ayant une ADN différente et que les interconnexions fonctionnelles ne sont pas suffisantes pour parler de sous-ensembles.

    Le mérite de ton article sera aussi de mesurer les divergences de vue en fonction du prisme qu’on utilise.

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