[Infographie] Présidentielles 2012 : le point sur les sondages et les tendances

À chaque échéance présidentielle, on nous dit et on répète toujours que les sondages sont à prendre avec des pincettes et que le résultat dans les urnes peut être tout autre… et empiriquement il faut admettre que c’est assez vrai.

Cependant, suivre les sondages dans leur globalité, les évolutions, permettent de sentir les tendances et prendre du recul sur son ressenti.

Voici une infographie représentant un instantané immédiat de la campagne du premier tour de la présidentielle de 2012.

Cote de popularité, évolution et tendances, certitudes des intentions de vote au premier tour

Infographie : sondage, cote et tendance du premier tour présidentielles de 2012

Le mois de mars fut celui des surprises, celui d’avril sera celui des incertitudes

Janvier – Février : morne plaine

La campagne de janvier à février n’était pas encore à plein régime, des petits candidats attendus étaient encore là, tandis que d’autres comme Jacques Cheminade n’étaient pas encore apparu au grand jour. Au mois de février, François Hollande touchait le sommet de sa popularité, frôlant les 31% d’intentions de votes aux sondages IPSOS, avant de se laisser porter par l’inertie d’une campagne tranquille. Nicolas Sarkozy commençait à poser les jalons d’une campagne de reconquête savamment menée, sans entrer en campagne.

Jean-Luc Mélenchon grappillait quelques pourcents, dans une lente montée stable depuis fin 2011, en se montrant sur les plateaux de télévision. Marine Le Pen était en pleine campagne de séduction, tâchant de se faire un prénom avant d’attaquer. François Bayrou, bien qu’investi dans sa campagne, ne trouvait pas la même ferveur et la même énergie qui l’a porté en 2007 à un résultat respectable. Eva Joly quant à elle était encore en train de lutter contre son propre camp, et contre les polémiques sur son accent et sa double nationnalité.

Parmi les candidats mineurs, Nathalie Arthaud s’évertuait à trouver sa place entre la lumière de sa position et l’ombre d’Arlette Laguiller. Philippe Poutou eut moins de mal à se différencier d’Olivier Besancenot, mais son image n’était pas encore bien assise.

Mars : et la campagne repart !

Le mois de mars, venons-y, fut donc celui de la bousculade de l’ordre établi. Nicolas Sarkozy a rattrapé, puis légèrement dépassé François Hollande dans les sondages, dans une mécanique en partie logique (retrait des petits candidats de droite) et en partie due à une campagne au sommet peu ardente profitant à un chef d’état toujours actif.

Le mois de mars est aussi le mois de la redistribution des candidats dit secondaires : le tiercé des candidats suivant les deux plus gros candidats, s’il n’a pas changé de composition (François Bayrou, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, encore inattendu en 2011), a changé de disposition.

Ce bousculement est faute à une légère baisse de F. Bayrou ainsi qu’une autre plus importante pour M. Le Pen, mais surtout par un décollage aussi surprenant que fulgurant de J.-L. Mélenchon dans les sondages. Si bien qu’aujourd’hui, selon les organismes de sondages, il est difficile de sortir un ordre certain… mais il semble quasi certain -sauf surprise- que le candidat du Front de Gauche sera le 3e homme de l’élection.

Avril : vers une élection surprise ?

Sauf surprise”… C’est bien là tout l’enjeu des quelques 3 semaines qu’il nous reste avant le premier tour des présidentielles. Est-ce que les candidats N. Sarkozy et F. Hollande vont se stabiliser, ou bien est-ce que le premier va distancer le second ?

J.-L. Mélenchon va-t-il poursuivre son ascension ? Si la tendance de fin mars se poursuit pour lui et son voisin candidat du PS, leur cote pourraient se rejoindre avant l’échéance : qui de F. Hollande ou de J.-L. Mélenchon sera au deuxième tour face à Nicolas Sarkozy ? Une grande question pour le moment esquivée par les médias et un scénario pas encore étudié dans les sondages prévisionnels du second tour, qui tous ne propose qu’un duel F. HollandeN. Sarkozy, dans lequel le candidat socialiste reste donné favori, même si l’écart se resserre un peu.

Des intentions de vote qui se précisent

A l’approche du premier tour, si les intentions de votes fluctuent et que l’ordre à l’arrivée moins sûr que jamais, les intentions de vote se fixent tout de même : Début janvier ils étaient à peine plus de 1 sur 2 à être sûr de leur choix, aujourd’hui ils sont 2 sur 3. Reste un tiers d’indécis, assez pour créer la surprise, dans un sens comme dans l’autre !

Crédits photos : Fotolia

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