La pilule bientôt remboursée pour les 15-18 ans

La ministre des affaires sociales et de la santé souhaite garantir la gratuité de la pilule pour les jeunes mineures.

Marisol Touraine, a proposé le remboursement à 100 % des pilules contraceptives pour les jeunes filles de 15 à 18 ans dans le cadre du plan de financement de la sécurité sociale 2013. Une proposition qui ne concerne pas tous les types de pilule, note LeParisien.fr, car les pilules de 3e génération ne rendraient pas un service médical «suffisant».

Une mesure qui nécessite un encadrement médical

Le “forfait contraception”  pour les mineures annoncé par François Hollande durant sa campagne présidentielle, envisageait déjà «la gratuité, l’accès à un médecin dans l’anonymat et à une contraception de haut niveau».

L’anonymat, peut-être, mais un anonymat avec un prix. Là où les centres de planification familial proposent la prescription anonyme et gratuite, le médecin proposera à l’adolescente sa contraception gratuite en échange du règlement de ses honoraires. Si la pilule est délivrée gratuitement en pharmacie sur présentation de l’ordonnance, la visite médicale a, quant à elle, un coût.

Dépendantes de leurs parents, les adolescentes devront donc, pour la plupart, passer par eux afin d’obtenir de quoi régler une consultation médicale. Inquiets, les parents ont alors toutes les chances d’interroger leurs enfants sur les motifs de cette visite…

Vers moins d’IVG

Depuis la loi de juillet 2001 visant à favoriser l’accès à la contraception et l’IVG (interruption volontaire de grossesse), la contraception peut être délivrée gratuitement et de façon anonyme aux mineures dans les plannings familiaux. Les jeunes filles ont donc régulièrement aux services proposés, tant pour la délivrance de contraception que pour mettre un terme à une grossesse non désirée.

Les centres de planification familial sont régulièrement identifiés comme étant en partie responsable du nombre d’IVG en France. En effet, aucun suivi n’est effectué après la prescription de la pilule et de trop nombreuses adolescentes reviennent pour subir une IVG. Dans les faits l’adolescence a accès à tout, gratuitement, mais qu’en est-il de la prévention ? De l’accompagnement psychologique de la jeune fille qui débute sa vie sexuelle avec les responsabilités que cela comporte ?

Le passage par le cabinet médical pourrait permettre un meilleur suivi, même si le secret ne sera plus aussi bien gardé vis-à-vis des parents…

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Crédit photo : © mr.paille

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