Le corps humain sera-t-il le prochain objet connecté ?

Humain-connecté-Fujitsu

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© Anna – Fotolia.com

La technologie entoure de plus en plus l’homme qui nécessite pourtant toujours l’utilisation d’objets analogiques dans son quotidien. En effet, papier, stylo et encre restent les outils majoritairement utilisés pour la prise de note et l’enseignement. Des pratiques qui nécessitent parfois pour les documents qu’elles créent d’être numérisés. Afin de s’affranchir de l’encombrement inévitable de l’ordinateur, du scanner ou de l’imprimante pour conserver une trace de ces notes, les laboratoires Fujitsu placent l’Homme au centre de ses recherches.

Le doigt, le scanner humain

Pointez, c’est scanné ! L’opération tient presque de la science fiction, et pourtant c’est probablement une réalité plus proche qu’on ne le pense. Les chercheurs de Fujitsu ont en effet créé un petit appareil compact muni de 2 caméras et d’un mini projecteur capable de numériser toute page que l’utilisateur pointerait avec son doigt. Le lieu de contact avec le document analogique se transformerait alors rapidement en une donnée numérique sans avoir recours à tout l’équipement informatique habituel.

Enregistré dans l’appareil, ces données seront disponibles à tout moment. Il suffira de les projeter sur une surface pour pouvoir manipuler les fichiers et les réorganiser en reliant la machine à un ordinateur. Peut-être que ce scanner nouvelle génération pourra, par la suite, enregistrer sur une mémoire interne ces modifications mais, à l’heure actuelle, il semble que cette opération nécessite un périphérique extérieur.

Des fonctionnalités de e-santé

Les applications médicales sont également au cœur des  recherches en cours dans les laboratoires Fujitsu.  L’objectif de ces travaux étant d’aboutir à une surveillance de la condition physique de l’utilisateur devant son ordinateur, sa tablette ou son smartphone. Pour cela, une caméra et un logiciel pourront analyser le rythme cardiaque simplement en observant les couleurs et la brillance du visage, des réactions directement provoqués par l’afflux sanguin sous la peau, lui-même consécutif aux mouvements cardiaques.

Le 18 mars dernier, l’entreprise dévoilait déjà son smartphone capable de prendre le pouls d’une personne qui fixerait l’écran 5 secondes à peine. Le taux d’hémoglobine serait mesuré par l’appareil “en tirant parti de la caractéristique de cette protéine d’absorber la lumière verte du spectre visible“.

Si une telle application peut se révéler utile pour le suivi de personnes potentiellement en danger, la question de l’intrusion dans la vie privée ne devrait pas tarder à faire surface. En effet, si la vie privée semble menacée dans les lieux publics par les Google Glass, que va-t-il se produire si des entreprises décident d’équiper les postes de travail de leurs employés avec ces machines ? Pire, les utiliser lors de réunions ? Sous couvert de bonnes intentions, les laboratoires Fujitsu ne risquent-ils pas de mettre entre les mains de certains un nouveau détecteur de mensonge ? Un outil qui viendrait à l’encontre d’une liberté fondamentale, celle d’avoir le droit de ne pas dévoiler à tous son ressenti.

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