A moins d’un mois du premier tour de la campagne présidentielle, la question des jeunes et de leur place dans la société est très peu posée. Le drame de Toulouse occulte complètement cette question. Pourtant, Mohamed Merrat avait 23 ans.
De façon plus générale, les jeunes (18-25ans) ne portent aujourd’hui plus aucun intérêt à la politique de notre pays. Mais certains d’entre eux sont attristés de voir à quel point le désintérêt est grandissant et tentent depuis plusieurs mois une approche différente. Ils souhaitent faire bouger les choses de l’intérieur. Pour cela, ils créent, innovent et essaient de faire une révolution à leur échelle.
Ils parlent de leurs actions
Nous fréquentons énormément de jeunes innovateurs dans les salons, les “start-up weekend” et les grandes réunions. Et nous avons l’impression de ressentir quelque chose lors de ces évènements. Quelque chose qui nous fait dire “oui, nous y sommes presque”.
Car aujourd’hui, quelque soit l’élu du moi de Mai, la situation sera la même à Noël prochain. Ce ne sont plus les politiques qui font bouger les choses (l’ont-ils d’ailleurs déjà fait?), mais ce sont les jeunes entrepreneurs de ce pays. On entends par entrepreneur, les vrais jeunes, qui du fond de leur chambre innove et tente de créer quelque chose à partir de rien. On ne parle pas des “fils de” qui naissent avec une cuillère d’argent dans la bouche et pour qui lancer une société est acquis à la naissance. Nous avons la chance de côtoyer ces différentes personnes et donc de pouvoir les comparer.
Les politiques doivent être là pour accompagner ces jeunes créateurs. Aujourd’hui, de plus en plus de choses sont faites pour les accompagner mais cela reste insuffisant. Il ne faut pas se contenter de faire des espaces de co-working, ni même de signer des partenariats entre Google et HEC (même si c’est déjà bien), il faut aller plus loin.
Comparaison avec le système américain
Lorsqu’un jeune entrepreneur américain entre dans une banque pour ouvrir un compte bancaire pour sa société, on lui assigne un sponsor qui va l’aider pour toutes les tâches administratives et pas seulement bancaire. En France, il faut bien s’accrocher pour pouvoir ouvrir un compte bancaire sans avoir à fournir un grand nombre de papiers.
Alors il n’est pas étonnant que les innovations majeures proviennent des USA, elles sont parfois portées par des Français (cf TOPI récemment). Des magazines spécialisés y consacrent d’ailleurs des rubriques entières (cf Frenchweb).
Les questions qui se posent :
- A quand un vrai climat d’innovation à Paris ? (sans parler de Sophia Antipolis ou du microcosme à Startup du Marais Parisien)
- A quand des vraies mesures pour l’innovation en France ? (sans parler des pôles de compétitivités)
- Pourquoi ne pas créer quelque chose à l’échelle européenne ? (300 000 emplois potentiels dans le web selon des études récentes)
Espérons que les quelques réussites récentes “made in” France seront à l’initiative de vrais projets d’envergures.
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