Les Présidentielles 2012 et le web : Retour sur le drame de Toulouse

Nous inaugurons cette semaine une nouvelle chronique Locita dédiée aux Présidentielles 2012 sur le web.

Le web, et plus particulièrement les réseaux sociaux, sont rentrés petit à petit dans les standards de communication des politiques français. Nous dédierons donc chaque semaine jusqu’au verdict final, deux éditions de cette chronique à l’actualité de la campagne sur le web.

Cette semaine a été fortement marquée par le drame de la fusillade de Toulouse qui aura également eu pour effet de mobiliser les candidats, à tort ou à raison. Jetons donc finalement un œil sur les répercussions de cette tragédie sur la campagne web des candidats.

Les sites des candidats en deuil

Nous en parlions précédemment, le drame de Toulouse aura finalement eu pour effet de mobiliser toute une nation, indignée par de tels actes que l’on peut qualifier d’inhumains. Naturellement, la sphère politique française s’est sentie impliquée, et certains candidats ont décidé de démontrer leur soutien, par tous les moyens possibles. Certains sites web des candidats à la Présidentielle ont été modifiés afin de passer un message de solidarité.

Le site web de Nicolas Sarkozy, La France Forte, n’affichait ainsi mardi matin qu’une simple page bleue avec un bandeau noir en guise de deuil. Un message indiquait également que le candidat sortant suspendait sa campagne jusqu’à mercredi en guise de solidarité et de soutien.

Le candidat François Hollande affichait lui sur son site un article sur la homepage, en guise de pop up, intitulé “La force de la République face à l’ignominie”, et qui était tout simplement une version web de sa déclaration du lundi 19 mars. Concernant les autres candidats, rien de significatif n’a été remarqué concernant cet évènement au niveau de leurs sites web respectifs.

Nicolas Sarkozy souhaite punir la consultation de sites extrémistes

L’assassin et l’auteur des crimes de Toulouse est finalement décédé jeudi 22 mars. Mohamed Merah, 23 ans, est mort suite au long assaut du Raid. Le forcené revendiquait des idéologies islamistes afin de justifier ses crimes, ce qui aura finalement eu un autre effet : soulever le débat de la liberté d’expression sur Internet.

Nous en parlions ce matin sur Locita, Nicolas Sarkozy a en effet exprimé le souhait de réprimander sévèrement tout individu consultant des sites à caractères extrémistes. Toute personne consultant régulièrement des sites faisant l’apologie du terrorisme, ou appelant à la haine et à la violence, sera punie pénalement. La décision de Nicolas Sarkozy aura également eu pour effet de faire beaucoup parler sur la toile.

Sur Twitter, certains s’insurgent et crient à la censure. D’autres s’interrogent sur la mise en place d’un tel système, qui paraît bien difficile à établir. Les experts sont néanmoins sceptiques quand à la réalisation de cette loi. Elle nécessiterait, de la part des opérateurs Internet, de pouvoir consulter directement les connexions de leurs clients, et de filtrer via une liste de mots jugés interdits. Cela demanderait donc de traiter un nombre de données relativement conséquent, d’autant plus que certains cas seraient à étudier sur le plan individuel afin de juger ou non de la pertinence du jugement. Une mesure difficile à mettre en place, car on l’imagine bien, extrêmement coûteuse pour l’État à concrétiser.

Twitter : la course aux followers pour les candidats

L’agence Lewis PR proposait lundi soir une infographie qui analyse la présence des candidats à l’élection présidentielle sur Twitter. Hormis la candidate de Lutte Ouvrière, Nathalie Arthaud, tous les candidats sont présents sur le réseau social. A noter que cette analyse date du lundi 19 mars, et que bien évidemment il y a eu des fluctuations depuis concernant le nombre de followers des candidats.

D’après l’infographie, François Hollande (@fhollande) est le candidat le plus médiatisé sur Twitter avec plus de 200 000 followers, suivi directement par Nicolas Sarkozy (@NicolasSarkozy) qui dépasse lui les 130 000. François Bayrou (@bayrou) est troisième avec un peu plus de 90 000 followers, tandis que Marine Le Pen (@MLP_officiel) est un petit peu loin derrière avec ses 53 000 abonnés. Les challengers suivants sont Eva Joly (@EvaJoly) qui truste la quatrième place avec pas loin de 50 000 followers, Jean-Luc Mélanchon (@melenchon2012) avec ses 38 000 abonnées, Nicolas Dupont-Aignan (@dupontaignan) et ses 18 000 twittos, et Philippe Poutou (@PhilippePoutou) qui comptabilise presque 6 000 fidèles. Jacques Cheminade (@Cheminade2012) est finalement le petit dernier, puisqu’il n’a même pas franchi à l’heure actuelle la barre symbolique des 1 000 followers. En terme de conversationnel, Mélenchon est finalement le plus actif avec plus de 4 000 tweets, tandis que le plus discret serait Poutou (environ 190 tweets).

Crédits photos : Fotolia

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