Sa préparation pour l’Euro terminée, l’Équipe de France fait face à son bilan

Fini de rigoler ! L’Équipe de France a mis un terme à la série de matchs amicaux organisés en vue de sa préparation à la phase finale de l’Euro 2012 en signant une belle victoire 4 à 0 contre une modeste équipe d’Estonie. Très attendus par Laurent Blanc dans l’optique d’en apprendre d’avantage sur le potentiel de son groupe, ces matchs ont également permis aux Bleus de se rassurer avant de s’envoler ce matin pour Donetsk où ils resteront, espérons-le, le plus longtemps possible…

A une journée du début de la compétition et quatre de celui de la France, l’heure du bilan a donc sonné. Quels enseignements tirer des oppositions face à l’Islande, la Serbie et l’Estonie ? Un 11 type s’est-il enfin dessiné ? Comment aborder la suite de la meilleure façon ? Voici autant de questions qui incombent au seul sélectionneur mais que se posent les millions de supporters qui seront derrière leur TV lundi à 18h.

L’esprit de groupe cher à Laurent Blanc retrouvé

Equipe de France de footballIl faut bien l’avouer. Après l’épisode tragique de Knysna, l’ex-entraineur des Girondins de Bordeaux avait fort à faire, notamment sur le plan de la cohésion. Indispensable selon lui pour exploiter convenablement le talent de ses joueurs, cette cohésion sembla retrouvée dès le premier des 3 matchs. En attestent les capacités de l’équipe à remonter les 2 buts inscrits en quelques minutes par l’Islande. Avec tout le respect que l’on doit aux Islandais, ils étaient prenables du début à la fin, même avec ses 2 longueurs d’avance. Mais il fut un temps où on aurait sans doute parié sur une fin tragique. A Valenciennes, il n’en fut rien. Emmenés par un Ribery qui avait à cœur de regagner la confiance du public, les Bleus finirent finalement par s’imposer 3 buts à 2 en laissant entrevoir de belles choses qu’ils ont ensuite confirmées à Reims puis mardi au Mans.

Tout d’abord sur le plan du collectif.

Malgré l’aisance technique des joueurs à vocation offensive, ceux-ci ne se sont pas illustrés pour leurs individualités mais pour leur faculté à créer du jeu. Outre les retours à leur meilleur niveau de Ribery et de Malouda, on retiendra surtout leur entente parfaite et leur facilité à trouver Benzema sur le front de l’attaque. De bonne augure quand on sait que leur prochain adversaire sera privé lundi entre autre de Cahill, Lampard, Gerrard et que Ferdinand n’a pas été sélectionné. Autre point positif, la possibilité de permuter entre Nasri et Ben Arfa dans le couloir droit. Si la confrontation face à l’Estonie avait pour objectif de confirmer les choix de Laurent Blanc quant à la composition de son 11 de départ, celle de jeudi dernier a permis de constater que les remplaçants avaient eux aussi des ressources. Giroud s’est en effet révélé être un excellent passeur et Martin, bien qu’encore timide sous le maillot bleu, plutôt lucide pour animer le jeu.

Cabaye et Debuchy, des valeurs sûres !

Les deux anciens Lillois ont fait preuve de beaucoup de sérieux pour s’imposer comme des titulaires indiscutables. Posté entre les milieux latéraux et le récupérateur, Cabaye s’est montré aussi à l’aise sur les phases offensives que défensives. Il en est de même pour Debuchy qui a évolué à Valenciennes puis au Mans tel un Willy Sagnol des grands soirs. Le joueur de Newcastle et celui du LOSC rejoignent de ce fait Lloris, Mexès, Rami, Evra, Diarra, Ribéry, Nasri, Malouda et Benzema au rang de cadres. Si vous avez bien fait vos calculs, cela porte ainsi le nombre de joueurs clés à 11. Voici donc la probable équipe type qui ouvrira le bal.

Ça pêche en défense…

Rami et Mexès

Le seul point noir de ces trois matchs reste incontestablement la défense. Loin d’être catastrophique (seulement 2 buts encaissés lors du premier match), elle n’a cependant pas de quoi laisser Lloris serein. La charnière centrale au sein de laquelle Mexès et Rami se donnent la réplique a effectivement montré des signes de fébrilité à plusieurs reprises. Interventions hasardeuses, mauvaises relances et fautes inutiles sont autant de traits que le duo devra gommer avant lundi sans quoi l’armada britannique s’en donnera à cœur joie.

Sans compter la blessure de M’villa qu’un très bon Alou Diarra avait presque fait oublier, la préparation de l’Équipe de France n’a pas laissé place à de véritables surprises. Reste maintenant à savoir si elle parviendra à combler ses lacunes et à confirmer ses points forts lors des 3 échéances qui l’attendent en vue d’une qualification espérée et attendue pour les quarts de finale.

Crédits photos : 20minutes, sports.fr, direct8.fr

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