Un nouveau test pour prédire l’obésité dès la naissance

Une équipe du laboratoire Génomique et maladies métaboliques de l’université Lille 2 est à l’origine d’un nouveau test capable de prédire la future obésité d’un enfant, dès sa naissance.

L’obésité, une maladie qui s’étend dangereusement à tous les continents, peut à présent être décelée dès la naissance. C’est une équation à six paramètres testée sur 2 500 enfants qui permet aujourd’hui d’affirmer que les résultats de ce test peuvent être considérés comme fiables.

En premier lieu, les chercheurs de l’université Lille 2 se sont intéressés à 4.000 enfants finlandais nés en 1986 et suivis jusqu’à leur adolescence. Rapidement, ils se sont aperçus qu’ils disposaient de suffisamment d’informations pour prédire les risque risques d’une obésité future dès la naissance grâce à quelques indications.

Ces données, très simples à collecter, permettent de prédire une obésité future en s’appuyant sur l’environnement de l’enfant. Aucun examen médical et un coût nul, il s’agit ici simplement de lister les différents facteurs qui pourraient influer sur la santé de l’enfant.

Parmi ces données se trouvent l’indice de masse corporelle (IMC) des deux parents avant la grossesse, la prise de poids de la maman pendant la grossesse, le poids du bébé à la naissance,la profession de la maman, l’existence d’un tabagisme maternel pendant la grossesse et le nombre d’enfants dans la famille. Autant d’indications qui permettent aux chercher d’établir un test prédictif et d’alerte ainsi les parents d’enfants à risque.

Selon le professeur Philippe Froguel, directeur de l’unité mixte de recherche CNRS 8199  Génomique et maladies métaboliques,  “la prévention est la meilleure stratégie pour lutter contre cette épidémie, et elle doit être la plus précoce possible. Nous avons tout intérêt à éduquer les parents et notamment à prévenir les suralimentations et les erreurs nutritionnelles“.

Les résultats de ces tests ne doivent cependant pas occulter le fait qu’au moins 5% des obésités sévères de l’enfant sont dues à des mutations génétiques ou à des anomalies chromosomiques responsables de troubles majeurs de l’appétit.

Crédit photo : © Chancedite

Leave a Reply