Stade de Reims, champagne!
Reims-Lens. Coup de sifflet final de final. Le public d’Auguste Delaune peut à nouveau laisser exploser sa joie. Il flotte [...]
Vendredi 30 décembre : « Le coach italien Carlo Ancelotti s’est engagé … avec le Paris Saint-Germain, mettant fin à un feuilleton de plusieurs semaines.» relayait France 24.
Un changement (initialement prévu ?) qui montre à nouveau les ambitions de Léonardo pour le PSG sur la scène du football international.
L’arrivée d’un entraîneur emblématique et de renommée internationale, Carlo Ancelotti, marque aussi le début d’un grand changement dans le jeu du PSG avec l’importation de son célèbre 4-3-2-1 (le fameux “sapin de Noël”). Un système reconnu puisqu’il a été le socle des grands jours du Milan AC.
Auparavant, dans la formation 4-2-3-1 d’Antoine Kombouaré, la paire des milieux défensifs/relayeurs Matuidi/Bodmer n’avait pas une vocation offensive. Ces deux joueurs étaient beaucoup trop souvent dissociés de la ligne des milieux offensifs composée de Menez, Pastore et de Néné.
Cette équipe avait alors souvent tendance à se scinder en deux avec une partie de l’équipe qui faisait le travail défensif tandis que l’autre se reposait sur le quatuor Menez, Pastore, Néné et Gameiro pour les phases de jeu offensif.
En bon disciple de Sacchi, Ancelotti a su trouver la bonne formule et les hommes qui convenaient à son système pour pallier le système d’Antoine Kombouaré.
Cette formule tend à être reconnue comme une solution très sérieuse pour le Paris Saint-Germain pour deux raisons. Le PSG a l’effectif pour évoluer dans ce système. Mais surtout, en évoluant dans un système de jeu qui a une vocation évolutive, les hommes de Carlo Ancelotti auront les armes pour rester organisés, notamment au milieu de terrain selon la physionomie du match. Dans une phase offensive, la composition peut vite se transformer en 4-3-3 voire même en 4-1-4-1 avec la montée offensive des milieux dans la ligne des 3. En phase défensive, on pourra retrouver la ligne des 2 redescendre pour soutenir la défense et se retrouver un système de 4-5-1.
La réussite de la formation passe avant tout par le milieu de terrain. En densifiant ce secteur, l’équipe aura davantage d’impact. Prenons l’exemple du match contre Brest: le milieu défensif était composé de Bodmer – Sissoko – Jallet. Ils avaient chacun un rôle très important dans l’organisation: Bodmer, en phase offensive, avait pour mission de distiller les bonnes passes et de rester en face de la défense en phase défensive. Pour Jallet, le rôle aura été surtout d’accompagner les attaques, tandis que Sissoko, beaucoup plus défensif, avait pour but de ratisser et de récupérer les ballons perdus. Il s’érige comme le chef d’orchestre des phases offensives.
Contre Evian TG, nous avons vu que le rôle de Bodmer était central, en jouant le rôle du chef d’orchestre. Sa méforme en cours du match a été un élément expliquant la mauvaise prestation de l’équipe. De plus, dans ce schéma tactique où les ailes sont délaissées, on retrouve souvent les latéraux seuls face à l’ailier de l’adversaire sur leur zone. Ceci est très dangereux notamment lorsque l’équipe est en phase offensive et qu’elle laisse un trou en défense.
En passant au 4-3-2-1, il y a une place en moins derrière la pointe. Alors qu’auparavant, nous avions l’habitude de voir Néné, Pastore, Menez et Gameiro devant, l’un d’entre-eux va devoir se retrouver sur le banc. A l’heure actuelle, Néné est le seul joueur qui a une place définitive dans la tête d’Ancelotti. Derrière la pointe, le deuxième place se joue entre Pastore et Menez, l’Argentin ayant un avantage sur le Français au vu des statistiques. Cependant, ce dernier peut se retrouver à la pointe, une solution déjà testée face à Toulouse et qui met en danger Gameiro.
En tout cas, le sapin s’est dessiné en attendant de voir si l’étoile sera au sommet lors de la 38ème journée.
Etudiant ESC Montpellier et Webmarketeur @ES Services...

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