Stade de Reims, champagne!
Reims-Lens. Coup de sifflet final de final. Le public d’Auguste Delaune peut à nouveau laisser exploser sa joie. Il flotte [...]
Ce dimanche se sont déroulés les championnats du monde de cyclo-cross à Coxyde en Belgique.
Le cyclo-cross, c’est un peu la version hivernale des courses cyclistes. Pensons à  des conditions très rudes (froid, neige, pluie, boue,…) et à  une heure d’efforts intenses (en plus de rouler sur des sols difficiles, les parcours obligent souvent les coureurs à mettre le pied à terre et à courir avec leur vélo sur l’épaule).
Courue d’octobre à janvier, la Coupe du Monde a été remportée cette année par le Belge Kevin Pauwels, devant son compatriote Sven Nys et le Tchèque Zdenek Stybar; on retrouve par ailleurs 4 autres Belges dans le top 10 de la Coupe du Monde. Des résultats un peu moins bons que l’année dernière où les Belges avaient raflé les 4 premières places…
D’autres compétitions ont également lieu en même temps que la Coupe du Monde (le Superprestige, le Trophée Gazet van Antwerpen), les amateurs de ce sport très physique ont ainsi la chance de voir leurs champions à l’oeuvre le samedi et le dimanche!
Même si la France, l’Italie, les Pays-Bas, la Suisse et la République Tchèque ont de très grands coureurs, la Belgique domine de la tête et des épaules cette discipline depuis une dizaine d’années. Le plat pays compte un contingent très important de coureurs pouvant viser la victoire finale lors de chaque épreuve:
A noter cependant que le cyclo-cross est une spécialité typiquement flamande. Ainsi, très rares furent les grands coureurs belges francophones.  L’engouement populaire est nettement plus marqué au nord de la Belgique qu’au sud. Ainsi, la seule course organisée en Wallonie ne fut pas marquée par une assistance aussi nombreuse que lorsque les courses se passent en Flandre.
Nouvelle illustration ce week-end où se sont disputés les Championnats du monde de la spécialité à Coxyde, ville balnéaire de la Mer du Nord. Plus de 60.000 spectateurs s’étaient massés le long du parcours très exigeant car pour une bonne partie, tracé dans le sable.  On ne comptait plus les fans-clubs des plus grands champions cités par ailleurs. Outre les Belges, des spectateurs étaient venus de France, du Canada, d’Italie, de Suisse soutenir leurs champions.
Mais également de République Tchèque, pour soutenir Zdenek Stybar le champion du monde en titre qui avait damné le pion aux Belges. La revanche était dans l’air d’autant plus que les Belges couraient à domicile! (Crédit photo: Belga)
Les médias néerlandophones avaient consacré une large place à cet événement: dossiers spéciaux dans les journaux, interventions en direct dans les débats politiques dominicaux; là où leurs homologues francophones avaient publié de fins filets dans les pages sports. La deuxième chaîne francophone eut quand même la bonne idée de diffuser en direct la course (comme elle l’avait fait à l’occasion des championnats de Belgique).
Sous l’œil du souverain du pays, Albert II, le départ fut donné sur le coup de 15h avec 7 Belges sur la première ligne (qui compte plus ou moins 10 positions), déjà un signe. (Crédit photo: PhotoNews)
Un homme s’envola dès le début de la course, pour ne jamais lâcher la tête, Niels Albert, un des seuls spécialistes du sable. Il a véritablement étouffé tous ses adversaires qui se sont époumonés les uns après les autres en se lançant à sa poursuite. Zdenek Stybar, Sven Nys ou bien Kevin Pauwels, récent vainqueur de la Coupe du Monde, ne purent rien y faire.
Niels Albert a coiffé la couronne mondiale pour la seconde fois, le maillot de champion du monde lui étant par ailleurs remis par le roi des Belges, Albert II.
A noter que les autres Belges ne furent pas en reste, ils occupent les 6 autres places, c’est donc un joli tir groupé pour la délégation du plat pays; le premier Français s’est classé 11ème. (Crédit photo: Belga)

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