Stade de Reims, champagne!
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En 10 jours, le basketteur américain d’origine taiwanaise Jeremy Lin, diplômé d’Harvard en 2010, s’est construit une légende dans le championnat de la NBA.
Le meneur de jeu des Knicks de New-York a inscrit la bagatelle de 161 points… en six matches.
Pourtant, ce jeune homme de 23 ans n’avait pas vocation à devenir un tel phénomène sur les parquets de la NBA. A sa sortie de l’université, Jeremy Lin n’est pas drafté par les franchises de la ligue. Il erre un premier temps en tant que « joueur libre » aux Mavericks de Dallas puis aux Golden State Warriors avant de poser ses bagages à New-York.
Son histoire commence le 4 février dernier contre les Nets du New Jersey. Son équipe est décimée par les blessures et le coach, Mike D’Antoni, est contraint de le sortir du banc. En une soirée, il passe de l’ombre à la lumière en inscrivant 25 points et contribue à la victoire de son équipe.
Privés de Carmelo Anthony et d’Amar’e Stoudemire, les Knicks dirigés par Lin, enchaînent cinq victoires de suite avec une pointe à 38 points (record en carrière) contre les Lakers.
Mardi soir, “LINsanity” assomme, de toute sa classe, la rencontre contre les Raptors de Toronto (27 pts, 11 passes, 2 rebonds) en inscrivant les trois points de la victoire (90-87) à la toute dernière seconde !
Malgré la folie ambiante, il reste calme et humble dans ses interventions. Lin crée le consensus autour de lui.
C’est un gamin dur au mal, mais ça on ne le sait que lorsqu’on le met sur le parquet. C’est un dur avec un mental énorme. (Mike D’Antoni)
C’est une belle histoire, la meilleure des publicités pour la persévérance et le travail et un bon exemple pour tous les jeunes. Qu’il en profite. (Kobe Bryant)
Selon le porte-parole du président des États-Unis, même Barack Obama, un grand amateur de basket, est “très impressionné” par le meneur des Knicks de New York.
Le talent de Lin a explosé au moment où les stars de la franchise new-yorkaise étaient absentes. A leur retour, le coach D’Antoni devra conjuguer avec les personnalités de chacun.
Physiquement, il connaîtra probablement un coup de fatigue car passer de 10 minutes de jeu en moyenne par match à 30 en l’espace de 10 jours, ce n’est pas évident. Il faudra attendre encore quelques semaines pour juger ses performances et savoir s’il peut conduire les Knicks aux sommets.
Crédit photo: basketusa.com
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