Olivier Farce

L’émergence du ROA dans le social media

Par Olivier Farce, le 27 février 2012
L’émergence du ROA dans le social media

Les limites du tout-puissant ROI

Autrement appelé Return On Investment, le ROI se trouve être LA métrique sacrée de tout marketeur moderne. Et pour cause : ce précieux indicateur permet de connaître les bénéfices financiers générés par une campagne de promotion.

Seulement voilà : si le ROI est applicable pour les projets « classiques » d’entreprise, son intégration à une stratégie social media est nettement plus hasardeuse. Comment connaître le ROI d’une campagne globale de promotion de marque ? Comment connaître le ROI d’une opération de brand content ?

Un changement d’axe communicatif

Car là où hier, l’axe de communication principal résidait dans le produit en lui-même, nous avons aujourd’hui une nouvelle communication axée marque, avec de nouveaux outils bien précis.

La faute à l’évolution créative permanente de la publicité. Les marques n’essaient plus de générer directement des ventes à court terme. Bien plus que cela, elles essaient de générer de l’attention.

Pourquoi ? 3 raisons principales :

  • l’attention servira à recruter des ambassadeurs de marque, c’est-à-dire des clients « fanatiques », qui relaieront le message et resteront fidèles ;
  • se lancer dans une stratégie communication de marque permet de faire bénéficier à l’ensemble de sa gamme des retombées de sa campagne, générant ainsi un bonus sur les ventes globales à court, moyen et long terme ;
  • pouvoir différencier facilement sa marque de celle des concurrents en jouant sur les sentiments d’appartenance et d’identité.

La prise de pouvoir des clients

On pourrait croire que la transition produit/marque est aisée pour chacun et sera totalement naturelle. Mais il ne faut pas perdre de vue que certaines règles sont universelles : il ne suffit pas de lancer une campagne globale pour automatiquement avoir des retombées positives et voir sa marque appréciée de tous.

Bien au contraire, ces campagnes peuvent avoir l’effet inverse. Principale raison : le digital qui est maintenant au cœur du système de la relation client. Il donne libre accès aux consommateurs à un certain nombre d’outils sociaux, leur permet de partager de l’information et de l’expérience personnelle d’une manière simple et immédiate.

Vous pouvez donc compter sur vos «clients» pour colporter votre campagne ratée et/ou la détourner de son objectif principal, et ce, à une vitesse que vous n’auriez jamais imaginé. Une campagne réussie marque quelques esprits. Une campagne mise en échec en marque beaucoup plus.

Evaluer le ROA ?

Afin d’essayer de quantifier cette attention, plusieurs solutions d’analyse globale d’attention sont en ce moment même lancées par des entreprises flairant un bon filon commercial (procédés dérivant pour la plupart de l’”analyse sentimentale de contenu”, encore elle-même très limitée pour plusieurs raisons). Malgré tout, nous ne disposons d’aucune manière objective de mesurer une donnée aussi abstraite.

La métrique du futur

L’attention est donc le nouvel Eldorado. Storytelling, brand content, ambassadeurs, buzz sociaux ne sont que quelques-uns des nouveaux outils à la disposition des marques afin de générer cette attention, cruciale en ces temps frileux.

La tâche reste énorme : la mise au point d’une culture globale de l’attention, avec, en accompagnement, tous les outils nécessaires à son analyse objective.

Dans le film Gladiator, Proximo, l’ancien gladiateur, donne un précieux conseil à Maximus : «Gagne la foule». C’est précisément l’enjeu actuel : gagner la foule, afin de gagner en renommée.

Crédit photo : wihphotel.com

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Chef de projet digital chez @EuroRSCG, étudiant à tem...

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